Les architextes dans les dispositifs d’enseignement en ligne. De nouveaux enjeux de pouvoirs ?

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Je mets en ligne sur archivesic un travail en cours sur lequel je reviendrai si je dispose de temps. Cela concerne la présence de formes préétablies au sein des cours en ligne.

 

Voici l’introduction du texte.

 

« Le but de cet article est de montrer qu’au travers les nouveaux objets numériques d’enseignement comme les plateformes d’enseignement en ligne mais également les blogs d’enseignants, des processus documentaires et éditoriaux demeurent. Nous pouvons y distinguer au sein de ces dispositifs, des formes qui peuvent être qualifiées d’ « architextes » (Souchier, 2003). Les travaux sur les écrits d’écran ont permis de reprendre en compte des formes qui pouvaient s’avérer ignorées par une illusion de la transparence. Nous souhaitons montrer également que les formes éditoriales et auctoriales tendent de plus en plus à se confondre tout comme les fonction de médiation ou de recommandation et qu’il devient de plus en plus difficile de les distinguer même si elles demeurent présentes. Pourtant les systèmes d’ingénierie pédagogiques préconisent la séparation de ces fonctions comme autant de lieux d’expertise qui s’avèrent d’ailleurs parfois contradictoires notamment au niveau des représentations entre ingénieurs pédagogiques et enseignants (Pernin, 2006) Il s’agit selon nous de repenser les implications de délégations à des systèmes reposant à la fois sur des techniques et des humains. L’enseignant se doit de repenser sa relation avec la technique dans ses dispositifs « technopédagogiques ». »

 

L’objectif de cette article est de démontrer les complexités à l’œuvre dans ces dispositifs et surtout les enjeux de pouvoirs qui s’y jouent. L’apparente transparence ou impression de liberté même institutionnelle ne doit pas faire oublier que de nouvelles médiations s’observent et que de nouveaux pouvoirs émergent. Le danger pour les enseignants seraient donc de négliger les enjeux techniques et ses pouvoirs car il est vraisemblable que s’y jouent de plus en plus les futurs enjeux institutionnels. Négliger les fonctionnements des dispositifs techniques équivaut à négliger les dispositifs adminstratifs, c’est courir le risque d’être dépossédé quelque peu voire « prolétarisé ».

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