Go-oo comme alternative à open office, la solution éducative?
Je viens de texter go-oo qui est une version un peu différente d’open office mais qui a le mérite d’être plus sympa et surtout plus légère que l’horrible open office qui est trop long à charger notamment sur des pc un peu vieux comme nous pouvons en avoir dans nos établissements et notamment dans mon cdi de l’année dernière où open office était une vraie galère.
J’avoue que le logiciel ne m’a jamais emballé plus que ça et que j’ai même utilisé parfois des applications plus légères comme abiword. Je défends d’ailleurs beaucoup moins le choix d’open office que je le faisais il y a 4-5 ans.
Je dois avouer également que les plaintes des professeurs envers open office et sa complexité ont constitué des arguments de poids pour la suite de microsoft. L’idéal aurait donc été une version éducation d’open office. La version go-oo me semble pouvoir en être une intéressante d’autant que son design est plus agréable et moins repoussant.
L’article sur linux.fr fait état de la discussion notamment sur le fait que c’est Novell qui impulse cette nouvelle distribution par rapport à sun jugé trop conservateur et qui empêcherait toute évolution sérieuse du logiciel. De toute façon, cela fait longtemps que rien n’est vraiment gratuit même quand Microsoft offre sa suite aux enseignants. Pour ma part, je pense qu’il ne faut pas hésiter malgré tout à changer les habitudes et à apprendre aux élèves les règles des formats et de l’inter-opérabilité. Cela permet aussi de davantage privilégier le contenu que les fioritures que nos élèves affectionnent mais qui sont souvent fort laides ou inutiles. Une nouvelle fois, il ne s’agit pas d’éduquer seulement à une culture bureautique mais à une véritable culture informatique. De la même manière, la différence entre logiciels libres et propriétaires doit être montré aux élèves sans faire nécessairement l’apologie de l’un ou de l’autre puisque nous utilisons les deux systèmes régulièrement et que le choix doit simplement être pensé suivant les besoins.
Tout cela résulte il est vrai d’un nécessaire besoin de penser au système d’information et de connaissances des établissements qui n’est pas du domaine du professeur documentaliste comme pourrait le faire croire la volonté de mettre en place des politiques documentaires dans les établissements…mais bel et bien des personnels de direction. Il serait peut-être temps d’ailleurs de charger certains principaux du suivi informatique et informationnel des établissements. Cela demande bien sûr de revoir les formations ou que plus de professeurs-documentalistes qui sont également administrateurs réseau ne deviennent des personnels de direction.
Tags: bureautique, etablissements scolaires, go-oo, informatique, microsoft, open office

Olivier Le Deuff.
Certifié en documentation en détachement en tant qu'Ater à l'université de Lyon 3, je poursuis également des recherches en thèse d'information-communication sur la culture de l'information.
Le Guide des égarés existe depuis 1999 et était consacré initialement aux bibliothèques. Il ne cesse de s'élargir à des domaines plus étendus.
J'écris également et j'ai d'ailleurs publié au Québec un roman d'horreur-comique pour la jeunesse.


août 29th, 2008 at 15:25
ça c’est une position que je défends depuis longtemps. Que les établissements scolaires soient pensés comme des systèmes d’information avec à leur tête un véritable responsable de SI qui ne soient pas un informaticien, spas !