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Entre information et formation, les enjeux d’une reformation des esprits

Je mets en ligne ici le texte de mon intervention d’hier à la journée transverses de l’Université Bordeaux Montaigne. Je n’ai pas eu le temps d’exposer toutes mes idées, par conséquent le texte est un bon moyen de le faire a posteriori. j’étais intervenu à la demande de Franck Cormerais et en compagnie de plusieurs intervenants tels qu’Alain Giffard, Didier Paquelin et Clément Dussarps.

Le numérique est présenté comme une nouvelle condition des modes d’enseignement et de transmission des savoirs et des compétences. Il reste cependant à mieux cerner les modalités et circonstances d’une reformation des esprits,alors que le numérique a effectué sa démocratisation par une logique davantage basée sur la sphère des loisirs que celle de l’apprentissage.

Évoquer une reformation implique deux choses. La première c’est qu’il existe ou qu’il a existé une formation digne de ce nom, notamment dans son objectif de former des citoyens. L’idée d’une re-formation renvoie au fait qu’il s’agit de la repenser et notamment de prendre en compte les spécificités actuelles du numérique. Reformation également quand il s’agit aussi de répondre aux phénomènes de déformation à l’œuvre.

Le contraire de l’information et de la formation est finalement cette déformation des esprits qui s’exerce souvent à notre insu en court-circuitant les mécanismes traditionnels de l’apprentissage. Les industries de services sont également les mieux placées dans le domaine de la formation des esprits, sauf qu’il ne s’agit pas de la valeur esprit de Valéry, mais davantage d’un esprit de la valeur, de celle que l’on peut plus aisément comptabiliser. Finalement la dette n’est pas uniquement celle de nos finances. Bien plus importante est celle de la valeur esprit. La réduction des Lumières à une rationalisation uniquement comptable place au second plan l’exercice de la raison.

Une logique comptable qui privilégie le calculable au raisonnable, l’impulsion à la réflexion, le tag au like. Le web de Tim Berners Lee et de Robert Cailliau a bien changé. Le projet initial visait à partager des données, des news et de la documentation. C’est encore le cas aujourd’hui, mais le sens est quelque peu différent, tant nous sommes passés d’une indexation des connaissances à une indexation des existences.

On comptabilise, on place dans des cases, parfois on ajoute les choux et les carottes (les likes et les retweets par exemple) pour tenter d’obtenir des indices d’influence ou de popularité. Alors, certains sont tentés par acheter justement des likes pour augmenter leur indice. Les discours des consultants en personal branding considèrent l’individu comme une marque qu’il faudrait gérer à la manière d’une entreprise. La déformation va désormais trop loin nous semble-t-il.

Face à des logiques court-termistes, c’est au contraire des perspectives plus longues qui sont nécessaires pour la construction des individuations personnelles et collectives qui ne peuvent être soumises à des logiques de Top 50, sous peine de ringardisation rapide.

Une ringardisation qui touche évidemment l’ensemble des institutions à tort et à raison. Les enseignants sont parmi les premières victimes de ces phénomènes qui les placent en concurrence avec les industries de l’attention qui désormais viennent la concurrence jusque dans la salle où il tente de professer. Il est bien sûr possible d’adopter la politique du refus. Mais elle n’est pas viable à long terme. On peut aussi céder aux discours de l’adaptation et du retard technologique. A l’échelle de l’humanité, le retard n’est pas celui d’être équipé du dernier pc haute performance, mais là où le retard ne cesse de s’accroître, c’est celui de la réflexion autour de ces nouveaux environnements. On reste au niveau superficiel des usages, tandis que les projections pédagogiques restent largement insuffisantes, au point qu’il convient de se demander bien souvent où se trouve réellement l’innovation ? Faire un cours en utilisant twitter, est-ce innovant ?

Évidemment non, l’enjeu est donc de privilégier une redéfinition des littératies qui nous semblent essentielles dans la fabrique du citoyen. Plusieurs approches sont possibles, mais il apparait que le temps est à la nécessité d’une convergence des littératies pour mieux former les jeunes générations aux potentialités de la convergence du numérique. Littératies informationnelles, médiatiques et numériques rassemblées autour d’une translittératie pouvant s’exercer sur une variété de supports et une diversité d’objets comme les smartphones, les liseuses et les ordinateurs portables ou de bureau.

Les discours optimistes et technophiles prétendaient que le numérique nous apporterait un accès facilité à la connaissance. Face aux apparences simples, la complexité à l’œuvre dans le numérique implique dès lors de repenser l’écriture et la lecture autour de ces dispositifs en portant l’ambition à une maîtrise relative, et non à un simple usage. Cela ne signifie pas seulement de considérer le numérique comme un simple apprentissage informatique, trop de tentatives actuelles réduisent le numérique au code.

Les enjeux sont bien plus vastes. Je les ai évoqués plus longuement dans la formation aux cultures numériques.

Une des pistes possibles serait de se pencher sur l’opportunité d’une formation aux écritures de soi en considérant les supports numériques, comme autant de supports externes, des hypomnemata au sens de Foucault et de Stiegler, hypomnemata et metadata dont la plupart des individus sont devenus aujourd’hui producteurs, parfois de façon inconsciente. Or c’est ici qu’une telle formation mériterait une attention longue et prolongée, ce qui implique par conséquent une reformation importante de l’École elle-même, au-delà d’une refondation.

Un caractère disciplinaire à remobiliser en allant au-delà de la vision négative exprimée par Foucault.   . Ce n’est pas une refondation sur des bases d’un espace-temps essentiellement physiques : l’école comme institution entre quatre murs, c’est une reformation des esprits sur des espaces de formation élargis. C’est pleinement l’exercice de la skholé qui a donné le mot école. Mais l’école, c’est ne pas seulement le fait de se rendre dans un établissement. C’est la possibilité de se former en s’accordant des temps dédiés, pendant lesquels maintenir son attention suffisamment de temps pour comprendre, mémoriser et avoir envie éventuellement d’appliquer, de faire et de redécouvrir encore.

Or réduire l’école à un dispositif restreint dans l’espace et le temps rend impossible une formation réellement ambitieuse. Ouvrir les écoles les mercredis matins n’est finalement que l’exercice traditionnel disciplinaire que dénonce Foucault : celui qui vise à discipliner les corps à des moments dédiés.

Pourtant, il ne faudrait pas rejeter l’intégralité de la formation disciplinaire dispensée par l’École. Elle doit former aux cadres et aux méthodes de l’exercice de la pensée et de la raison. Cela implique une logique quelque peu contrainte qui oblige l’écolier a exercé sa raison en disciplinant son corps et son esprit pour rester concentré. Et cet exercice doit également s’apprendre avec de nouvelles méthodes et stratégies sur les dispositifs numériques. La production de résumés avec les signets sociaux pourrait constituer des éléments opportuns, de même que la capacité à s’accorder des temps de lecture succédant à des temps de collecte. L’importance d’une culture de l’information rejoignant une culture technique dans la conception de Simondon apparait alors essentielle. Si l’incurie et la bêtise  déforment l’esprit, la culture lui donne forme.

Il y a donc encore plein de pistes d’espoir qui devraient nous faire éviter un spleen documentaire. Une des pistes qui occupe les universités actuellement est celle des humanités digitales. Le but est d’utiliser le numérique pour améliorer les possibilités de recherche et les façons d’enseigner. Plusieurs projets se déroulent dans cet esprit dans cnotre université.

Réunir l’esprit des lumières et l’esprit premier du web en alliant le faire et le savoir me parait être également souhaitable. Une des pistes potentielles serait de rapprocher les lieux de documentation des lieux de production au sens large. On peut bien sûr imaginer des fablabs, mais il s’agit surtout de repenser les modes de production de la recherche avec une meilleure prise en compte du public étudiant dans la formation, mais aussi du public amateur afin que l’université puisse contribuer à jouer un rôle d’acteur dans la société et pas seulement celui d’un observateur.

Finalement, cette reformation passe d’abord par une reformation des Universités et de leur rôle dans la société, une transformation essentielle qui doit faire le choix d’ADOPTER le numérique et surtout pas de s’y ADAPTER sous la contrainte.

« Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle sur l’esprit gémissant en proie aux … courts-circuits…. Il est temps pour les esprits de soulever le couvercle…

Du Tag au like, les images sous licence CC

On me l’a demandé à plusieurs reprises et c’est une envie partagée. Je vais mettre dorénavant toutes les images, schémas ou infographies que je crée sous une licence Creative Commons de façon à faciliter leur réutilisation en dehors de leur contexte et production d’origine.

Du coup, je commence cette initiative en plaçant les images utilisées dans l’ouvrage Du Tag au Like sous licence CC by. L’ouvrage reste sous le régime du droit d’auteur classique pour le moment. La licence est souple, vous avez le droit d’en faire ce que vous voulez, il suffit d’en citer l’origine. Je vais les mettre également sous mon compte Pinterest. Il serait sans doute intéressant de le mettre également sous les wikipedia commons.

Tout le dossier est disponible ici sur gdrive.

signets sociaux 2

signets sociaux 2

Les signets sociaux

Les signets sociaux

La polysémie

La polysémie

les orientations du web sémantique

les orientations du web sémantique

les deux folksonomies

les deux folksonomies

forces et faiblesses des folksonomies

forces et faiblesses des folksonomies

les différents folksonomistes

les différents folksonomistes

Folksonomies

Folksonomies

Evolution des métadonnées

Evolution des métadonnées

Les différentes formes de l'indexation

Les différentes formes de l’indexation

le cycle des signets sociaux

le cycle des signets sociaux

Le côté obscur du web 2.0

Le côté obscur du web 2.0

Les trois dimensions des folksonomies

Les trois dimensions des folksonomies

Une erreur historique : Leibniz et Gabriel Naudé

Une erreur historique découverte en cours, pendant lesquels j’insiste pour que les étudiants usent de leur accès web pour compléter et corriger ce que je raconte .  Un premier miracle a eu lieu hier matin, un étudiant a remarqué que j’avais fait une erreur d’un an sur une date de naissance. Pas de quoi être déstabilisé, mais une première et une bonne nouvelle.

Du coup, je les ai encouragés à  vérifier les dates de naissance quand j’ai oublié de les noter… et c’est alors qu’en écrivant les dates au tableau, je constate une terrible impossibilité historique que je commets dans mon cours et dans… mon livre Du Tag au Like à la page 16 !

Je raconte en effet que Leibniz, dont beaucoup ignorent qu’il a été bibliothécaire, a rencontré Gabriel Naudé… qui l’a inspiré dans sa profession et dans ses méthodes de classement et de classification.:

Gabriel Naudé. source wikimedia commons

« La bibliothèque du Duc Auguste de Brunswick-Lunebourg[1], la plus grande du monde au xviie siècle, est également intéressante, car ce collectionneur établit lui-même son propre catalogue, tandis que la tendance était plutôt de confier la bibliothèque du mécène à un érudit. Il établit un système classificatoire et des cotes qui sont également liées au format des ouvrages à des fins d’économie d’espace. Ce catalogue sera ensuite nettement amélioré par le philosophe Leibniz (1646-1716) qui lui succèdera en tant que bibliothécaire. Une carrière professionnelle qu’il mènera d’ailleurs pendant 40 ans. Sa rencontre avec Gabriel Naudé, le bibliothécaire de Mazarin, auteur de l’ouvrage Advis pour dresser une bibliothèque, rédigé en 1627, l’incite à constituer une bibliothèque universelle qui couvre tous les savoirs. Leibniz s’intéressa beaucoup aux travaux de classification et d’indexation et déplorait justement le manque de mots-clés dans les descriptions bibliographiques. »

Leibniz. Source wikimedia commons

Le problème dans cette histoire, c’est qu’il y a un mais… Gabriel Naudé nait en 1600 et meurt en 1653, tandis que Gottfried Wilhelm Leibniz nait en 1646 et meurt en 1713. Du coup, certes Leibniz est un génie sans doute précoce, mais une rencontre décisive alors qu’il n’a que 7 ans sur le lit de mort de Naudé semble plus qu’improbable.

Or Wikipédia rapporte plus ou moins la même histoire :

« Gabriel Naudé occupe une place centrale dans l’histoire des bibliothèques et de la bibliophilie. D’abord, par la publication, 1627, de son Advis pour dresser une bibliothèque’. Naudé, « l »homme de France qui avoit le plus de lecture » (Bayle), le futur bibliothécaire de Mazarin, celui, aussi, qui enseigna, plus tard, le classement et le maniement des livres à Leibniz, est le premier théoricien d’une bibliothèque systématiquement organisée »

Nul doute que Leibniz a lu Naudé, mais Wikipédia parle carrément d’enseignement !

Si  moi aussi, je raconte cette histoire (fable ?), c’est que je l’ai lue non pas sur wikipédia mais dans les articles qui évoquent la carrière de bibliothécaire du philosophe et mathématicien allemand. C’est le cas de l’article passionnant de Jacques Messier dont celui paru en 2007 dans Argus et dont on peut lire une version allongée ici, Un bibliothécaire parmi les humanistes : Gottfried Wilhelm Leibniz (1646 – 1716). Voici ce que nous en dit Jacques Messier :

« Leibniz fit également la rencontre du bibliothécaire du Roi, Gabriel Naudé, auteur de l’ouvrage  A(d)vis pour dresser une bibliothèque, rédigé en 1627.  Cet ouvrage lui inspira l’idée de constituer la bibliothèque universelle, couvrant tous les domaines du savoir. Gabriel Naudé, conçoit une bibliothèque destinée au grand public contenant des ouvrages sur tous les sujets susceptibles d’intéresser le plus grand nombre.  Il dresse un catalogue par ordre alphabétique d’auteurs et de sujets. »

Je ne suis donc pas le seul à faire la même erreur. Mais pourquoi cette erreur ?  La réponse est peut-être dans cet ouvrage sur les fondations de la bibliothéconomie allemande que je n’ai pas encore eu le temps de consulter et que commente le BBF :

« Dès cette époque, pourtant, la cause des bibliothèques ne reste pas un vain mot pour l’Allemagne, même morcelée, qui en possède alors deux particulièrement célèbres. L’une se trouve à Wolfenbüttel, où plane encore l’ombre de son directeur, Leibniz, qui a également été bibliothécaire à l’autre, celle du duc de Brunswick, à Hanovre, et s’est inspiré de l’Avis pour dresser une bibliothèque de Gabriel Naudé. De plus, Leibniz a, sans doute, été le premier, comme le constate l’auteur, à prendre conscience du profit que pouvait tirer des ressources d’une grande bibliothèque de recherche le progrès des connaissances, et de l’intérêt qu’il y avait à procéder à des acquisitions régulières pour maintenir une bibliothèque au courant de l’activité scientifique et littéraire, plutôt que de lui préférer une bibliophilie, parfois coûteuse. Il en était de même pour Lessing, également appelé à une fonction officielle dans une bibliothèque. »

Cela nous permet d’émettre l’hypothèse que ce n’est pas Leibniz qui a rencontré Naudé, mais peut-être le fameux duc de Brunswick, qui est son propre bibliothécaire et qui possèdait une bibliothèque considérée comme la plus grande de son époque. Leibniz lui succèdera dans cette mission de classement. Une hypothèse séduisante, mais dont je n’ai aucune preuve.

Par contre, les autres hypothèses possibles sont des rencontres avec des personnes différentes portant le nom de Naudé. Il est possible que Leibniz est rencontré Gabriel Naudé… mais le fils ! Naudé était libertin, on peut imaginer une filiation. Au passage, il y a pas mal de bibliothécaires libertins, je pense notamment à Casanova. Mais je n’ai pas trouvé trace d’une telle hypothèse. L’article de Robert Damien ne nous en apprend pas plus.

Troisième hypothèse, la confusion entre Gabriel Naudé et Philippe Naudé, à qui Leibniz a adressé une lettre. Les deux Naudé n’ont rien à voir, le second est huguenot quand le premier justifie la Saint Barthélémy.

Pour l’instant, j’ai préféré rejeté l’hypothèse que Gabriel Naudé puisse avoir survécu sous la forme d’un ectoplasme ayant suivi des ouvrages qu’auraient acheté le duc de Brunswick quand la bibliothèque de Mazarin a été dispersée. Il aurait alors conversé avec Leibniz sous cette forme. Pas très crédible pour un des théoriciens de la raison.

Voilà, où j’en suis, j’attends vos hypothèses !


[1] Schneider Ulrich Johannes, « Quel système de savoir ? Du “jardin des livres” de la bibliothèque du duc Auguste au catalogue de Leibniz », Matériaux pour l’histoire de notre temps, 2006-2, n° 82, p. 8-14.

Licences pros et intitulés. Logique de l’annuaire versus logique du moteur ?

Vouloir simplifier les intitulés de diplômes parait une velléité plutôt louable de prime abord. Il est en effet difficile de distinguer la somme des licences et masters possibles pour un étudiant ou pour des parents quelque peu inquiets. Seulement, est-ce le choix le plus opportun quand il fait suite à une logique qui était celle d’une individualisation des diplômes, une concurrence souhaitée, voire d’ancrages territoriaux ? C’est la question que pose avec justesse, comme bien souvent d’ailleurs, Pierre Dubois.

Alors que dans mon Iut, on s’interroge sur cette réduction des intitulés et qu’il faut bien avouer qu’on ne parvient pas à s’y retrouver du tout, si ce n’est qu’on a l’impression d’être un peu partout à la fois et donc nulle part en fait. Cette problématique est bien connue, c’est celle des arborescences. Simplifier les intitulés finit par présenter des risques, notamment celui d’être mal catégorisé, d’autant qu’on ne peut l’être qu’à un seul endroit. On est en train en train de nous rejouer le coup de l’annuaire, alors que c’est la logique du moteur qui prime. La logique de l’annuaire est hiérarchique et on comprend de suite que la vision réductrice du ministère l’est également. Plus on peut caser le tout dans des boites qui s’empilent, plus cela parait mieux organisé. Or c’est en fait l’inverse, s’il est bien quelque chose d’évident, c’est qu’un classement ou une indexation est toujours discutable et qu’il est préférable quand c’est possible et c’est ici le cas, comme pour un document numérique, d’opter pour plusieurs critères de classement plutôt que de choisir des intitulés. Car finalement, les grandes catégories existent déjà, ce sont les départements responsables de ces diplômes. Au final, il est préférable d’opérer pour des titres de diplômes avec de la liberté, du moment qu’il est bien adossé à des départements officiels. Car les responsables de diplôme n’ont guère envie de voir leur licence mal classée du fait de contraintes ministérielles.

C’est la logique du moteur qui prédomine désormais. Que vous soyez étudiants ou parents, vous allez aussi passer par ce biais pour trouver des diplômes qui correspondent à vos attentes. La logique de l’annuaire est trop contraignante pour des usagers habitués au bouton poussoir. Une erreur d’aiguillage, c’est autant de diplômes intéressants qui sont laissés de côté, car on n’a pas pensé à aller voir la catégorie voisine, dont on n’a pas bien saisi l’intitulé.

On s’éloigne totalement de la logique du web 2.0 et c’est dommage. Il faudrait davantage offrir différentes catégorisations au diplôme quitte à faire une classification fermée réalisée par des professionnels qui pourraient être complétée par des mots-libres. Et pourquoi ne pas envisager une base des fiches de diplômes qui permettraient aux diplômés de rajouter des tags voire des commentaires ? Cela sent la révolution ? On est loin du catalogue 2.0 pour le moment. Il est vrai que l’évaluation des enseignements par les étudiants reste encore taboue en France. Pour combien de temps encore ? Il faut incontestablement introduire un peu de popularité dans nos systèmes d’autorité. Cela devient nécessaire, la légitimité repose sur un juste équilibre entre autorité et popularité.

L’idéal serait donc de ce fait de quitter les arborescences pour se rapprocher des graphes et de proposer des visualisations de diplômes à partir de requêtes en mixant sur les catégories déterminées, les tags et toute autre stratégie de recherche d’informations. Cela aiderait bien aussi les conseillers d’orientation.

Voilà de quoi, lancer un projet de recherche avec la réalisation d’une application bien utile pour tous plutôt que d’opter pour la solution hiérarchique compressive. A noter qu’étrangement, les mouvements de réunification des universités aboutissent à des logiques inverses, puisqu’ils ne font que créer des entités nouvelles, si bien que les couches hiérarchiques ne cessent de s’amonceler. Il y a de plus en plus d’échelons entre le ministre de la Recherche et un simple salarié. Cette inflation administrative a déjà condamné l’Education Nationale à une asphyxie dont elle ne se relèvera probablement plus en produisant des mandarins tout aussi incompétents qu’indéboulonnables.

Il est temps d’ouvrir nos champs de vision et nos méthodes d’organisation de l’information au plus haut niveau. Car une des leçon de la documentation, c’est que derrière tout classement ou méthode d’organisation des éléments, il y a toujours une vision politique.

Mes publications en ligne

Ménage d’automne, je commence à mettre de l’ordre dans mes publications diverses. Tout devrait être bientôt bien rangé dans mon espace recherche.

En attendant, je livre ici une série de publications avec leurs liens directement accessible la plupart du temps. Vous êtes nombreux à me demander parfois : « mais où sont tes articles ». J’avais l’habitude de répondre : tout est sur hal ou sur archivesic, mais j’ai l’impression que cela s’avère pas toujours pertinent. Du coup, je livre ici en vrac  les publications les plus importantes. J’ai du en oublier quelques unes et bien évidemment les publications de 2013 où celles à venir n’y figure pas encore. 2014 devrait être d’ailleurs assez chargée au niveau publications…

Quand il n’y a aucun lien, et bien c’est simple, il faut me demander le texte à oledeuff@gmail.com

Thèse

– La culture de l’information en reformation. (sous la dir. d’Yves Chevalier). Thèse de doctorat en sciences de l’information et de la communication. Université Rennes 2, Septembre 2009

Revues
Revues scientifiques à comité de lecture
–        (­2012) Humanisme numérique et littératiesSemen n° 34, p.117-134

–        (2012) Introduction. Le document numérique dans sa dimension éducative : entre logiques documentaires et enjeux didactiquesDocument numérique. « Logiques documentaires et enjeux éducatifs », vol. 15, N°3, 2012, P.7-17 (Numéro que j’ai coordonné)

–        (2012) Littératies informationnelles, médiatiques et numériques : de la concurrence à la convergence ? Etude de communication n°38, p.131-147

–        (2012) Le réseau personnel de gestion des connaissances et la redéfinition du travailTerminal n°110, p.39-54

-        (2012) « Journalisme, culture technique et reformation didactique ». Cahiers du journalisme, n°24, été 2012, disponible sur : http://www.cahiersdujournalisme.net/cdj/pdf/24/12_LE_DEUFF.pdf

–    Avec Yves Chevalier. (2011)  « Les systèmes d’information sont-ils des outils techniques ? » RIHM 11, 2  63-79
-    (2011) « Education et réseaux sociaux. Des environnements pour la formation ou qui nécessitent une formation ? », Hermès n°59, p. 67-73
-    (2011) « Contrôle des métadonnées et contrôle de soi», Etude de communication n°36, p.23-38
-    (2010) « Réseaux de loisirs créatifs et  nouveaux mode d’apprentissage», Distances et savoirs. Vol.8, n°4, p.601-621
-    (2010) « Quelles mnémotechniques pour l’Internet ? » In Nicole Pignier et Michel Lavigne (Dir.), Mémoires et Internet, revue MEI, n° 32. Déc, p.41-51
-    (2010) « La culture de l’information et l’héritage documentaire »,  Documentaliste-Sciences de l’information. 3/2010, p.4-11
-    (2010) « La bibliothèque 2.0 », Les Cahiers du Numérique. Numéro spécial. « Du web 2.0 au concept 2.0 »,  p.97-118
-    (2010) « La skholé face aux négligences : former les jeunes générations à l’attention », Communication & Langages n°163, mars 2010, p.47-61
-    (2009) « Penser la conception citoyenne de la culture de l’information»,  Les Cahiers du Numérique. « La culture informationnelle ». Paris Hermes-Lavoisier, vol.5, n°3, p. 39-49
-    (2009) Avec Gabriel Gallezot  « Chercheurs 2.0 ?»,  Les Cahiers du Numérique.  « Enjeux actuels de la communication scientifique ». Paris Hermes-Lavoisier, vol.5, n° 2, p. 15-31

Articles dans un ouvrage
-    (2013) «Nouveaux outils et science : l’archéologie pour faire sens » in L’histoire contemporaine à l’ère digitale.sous la dir. de Frédéric Clavert et Serge Noiret Peter LangP. 213-222
-    (2011) « The Library 2.0: origins of the concept, evolutions, perceptions and realities”. In Proceedings of the IFLA Stockholm Pre-conference. Marketing libraries in a web 2.0 world. De Gruyter Saur, p.3-12
- -    (2010)  « Bouillon de cultures : la culture de l’information est-elle un concept international ? » in Colloque l’Education à la culture informationnelle (sous la dir. de Chapron Françoise et Delamotte, Eric). Presses de l’Enssib. Collections Papier, p.49-57
-    (2009) « Du bon usage de Google. » in L’entonnoir, Google sous la loupe des sciences de l’information. sous la dir. de Simmonnot, Brigitte et Gallezot, Gabriel, CF éditions, p.83-88
-    (2009)  (avec Serres, Alexandre) « Outils de recherche : la question de la formation » in L’entonnoir, Google sous la loupe des sciences de l’information. sous la dir. de Simmonnot, Brigitte et Gallezot, CF éditions, 2009, p.93-111
-    (2009) « De l’autorité à la popularité : de nouvelles formes de recommandation ? » Le Web 2.0 en bibliothèques. Cercle de la Librairie, p.137-144
-    (2008-209-2010) « Les besoins d’information » Repere – Ressources électroniques pour les étudiants, la recherche et l’enseignement. Enssib, édition mise à jour de 2010, p. 7-10
-    Disponible sur < http://repere.enssib.fr/Repere2010.pdf >

Autres revues

(2013). Un blog scientifique. MédiumN° 36(3), 82–97. doi:10.3917/mediu.036.0082

Revues professionnelles
2013 :

Cultures et humanités numériques : quelles métamorphoses, Dazibao n°36, mars 2013, p.31-33

2012:

(2012) Curation et logique documentaire, pour des maîtres d’armes numériques, Médiadoc n°9

(2012) « Méthodologie générale d’un projet de veille ».  Outils et efficacité d’un système de veille, Guide pratique archimag, n°47, P.32-34

« Qu’est-ce que la translittératie ? » Intercdi n°237, p. 62-64

« Curation, folksonomies et pratiques documentaires: quelle prise de soin face à l’incurie? »
Documentaliste-Sciences de l’information, 49 (1), 51-52
2011.
-    « La translittératie en débat. » Argus. Vol.9, n°3, p.
-    « Le document enseignant ou la didactique engrammée. » Mediadoc, n°6, p.12-14
2010

- “Library 2.0 and the culture of information : new paradigms ?” Cadernos BAD 1, 2009/2010 (2011) 20-28
-    « Les technologies permettent-elles l’intelligence collective ?», Argus. Vol. 39 n° 2, p.31-33
-     « la bibliothèque 2.0 entre réalités et illusions », Argus. Vol.39 n°1. p.16-19
-    « La formation à l’identité numérique ». Documentaliste-Sciences de l’Information. 47/01,  p.42-44
-    «  Quel impact pédagogique pour les manuels numériques ? » Archimag 238, 10/2010, p. 28-29
-    « Les sept piliers de la culture de l’information. » Intercdi n°227. Septembre 2010, 9-13.
-    Analyse critique de l’ouvrage « Technologies de l’information et intelligence collective » sous la dir. de Juanals Brigitte et Noyer, Jean Max. BBF, 2010, n° 6, p. 94-95
-    Analyse critique de l’ouvrage « La richesse des réseaux : marchés et libertés à l’heure du partage social » de Benkler, Yochai, BBF, 2010, n° 5, p. 110-111 <http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2010-05-0110-006>

2009 :
-    « La culture de l’information en sept leçons », Argus. Vol.38 n°2
-    « Les signets sociaux ou le tiers de confiance », Argus. Vol.37, n°3. Hiver 2009, p14-15
-    « Travailleurs du savoir » critique de l’ouvrage de Christophe Deschamps. Le nouveau management de l’information. Argus, vol.38 n°3, p.39
-    « Former à la culture de l’information », in Le Mensuel de l’université, 25 novembre 2009. <http://www.lemensuel.net/2009/11/25/former-a-la-culture-de-l%E2%80%99information/>
-    « Le réveil de la veille : prendre soin plutôt que surveiller » InterCDI n°220. Juillet/août 2009, p.66-68
-    « La convergence médiatique » Médiadoc n°2, avril 2009, p.40-41
-    «La conception cybernétique de l’information. » Argus. Vol. 38, n°1, 2009 (Résumé critique de l’ouvrage de Mathieu Triclot. Le moment cybernétique : la constitution de la notion d’information. Champs Vallon, 2008
-    « Historiae : la culture de l’information en action » Les cahiers pédagogiques n°470 « dossier : les élèves et la documentation » < http://www.cahiers-pedagogiques.com/spip.php?article4227>
2008 :
-    « La culture plutôt que le culte ».   Argus, vol.37, n°2, automne 2008, pp.38-39 (Critique de l’ouvrage d’Andrew Keene. (2008) Le culte de l’amateur. Comment Internet détruit notre culture. Paris : Scali.)
-    « Les littératies et l’imago », InterCDI, numéro spécial, juillet-août 2008, n° 214, p.110-111
-    « La caverne d’Ali Baba version web 2.0. ». Guide pratique n°33 d’Archimag. La bibliothèque à l’heure du web 2.0., juillet 2008, p38-39
2007 :
-    « La porte est en dedans » InterCDI n° 2005, janvier 2007, p.6-7

2006 :
-    « Le document face aux négligences, les collégiens et leurs usages du document » InterCDI n° 2002, juillet 2006, p.87-90
-    Article pour la rubrique mot-clé de l’oeil de l’adbs : « Information literacy » in Œil de l’Adbs. Adbs. Mars 2006   <http://www.adbs.fr/site/publications/oeil_adbs/06/oeil_adbs_no6.html#metiers_interview>
-    «Folksonomies : Les usagers indexent le web », BBF, n° 4, p. 66-70

Document collectif
-    Avec Serres, A. et al. (2010) Culture informationnelle et didactique de l’information. Synthèse des travaux du GRCDI, 2007-2010.  < http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00520098/>

Revues en ligne
-    (2008) « De la méfiance à la défiance : analyse informationnelle du mythe du complot. », Revue internationale en intelligence informationnelle. « Les sources »
-    (2008) « Permanence du texte et esprit documentaire. », Horizon Sémiologie. Aout 2008

Entrez dans la chrysalide des DH

« — C’est ça la sortie, sans erreur possible, dit-il. Maintenant, cette ville ne peut plus nous garder enfermés dans son emprise. Nous allons être libres, libres comme des oiseaux ! (Il tourna le visage droit vers les cieux, ferma les yeux, offrant son visage à la neige comme à une manne.) Quel temps magnifique ! Le ciel est clair, le vent léger, ajouta l’ombre avec un rire.

Il semblait recouvrer ses forces à vue d’œil, comme s’il s’était enfin débarrassé de lourdes entraves. Il s’approcha de moi sans aide, en traînant légèrement les pieds.

— Je le sens, dit-il. Le monde extérieur se trouve là de l’autre côté de cet étang. Et toi ? As-tu encore peur de plonger dedans ? » Haruki Murakami, La fin des temps,

 

Deux univers en parallèle. Difficile de savoir exactement où se situe la brèche ou la fêlure entre les deux, mais rien n’est plus comme avant. A l’instar du roman 1Q84 de Murakami, il s’est produit quelque chose qui change la donne et perturbe la création. Des formes d’attachements nouvelles relient les protagonistes des digital humanities comme une poignée de main marquante qui ne s’oublie pas, un nouveau contrat digital. En cela, le qualificatif de digital permet aussi de rappeler le contact physique entre de nouveaux objets, de nouveaux liens et des collaborations qui se déroulent autant dans les espaces physiques que virtuelles. Dans le roman de Murakami, il est question d’une chrysalide de l’air. La tentation de tisser la métaphore est ici tentante.

La chrysalide numérique des DH est transformatrice, on en ressort différent. La maturation n’est pas immédiate, elle nécessite une certaine lenteur, un temps intermédiaire avant de passer de l’autre côté. Un nouveau regard s’avère alors nécessaire, les choses prennent une nouvelle ampleur, une autre épaisseur. Dans 1Q84, les personnages principaux voient une seconde lune qui caractérise et symbolise leur nouvel univers. Dans les monades numériques, il y a aussi de nouvelles lunes, certaines sans doute illusoires, d’autres bien réelles et tangibles qui doublent la réalité d’une couche supplémentaire et augmentée. La chrysalide va bientôt avaler l’ensemble de nos espaces traditionnels, notamment les lieux de savoirs et les institutions de « discipline ». Les enjeux sont donc bien ceux d’une libération y compris en dehors de l’objet livre traditionnel qui est devenu sacralisé au point d’en devenir à son corps défendant un objet emprisonnant. Le colloque de Lausanne sur les Humanités délivrées tombe à cet effet à point nommé. Il faut donc sortir du cocon livresque ou du codex pour continuer à tisser de nouvelles pistes comme autant de filagrammes numériques. De nouvelles lectures et de nouvelles écritures comme autant de promesses d’actions futures.

Ne nous méprenons pas, ce qui est en train de changer est surtout un autre regard sur le monde, une nouvelle Weltanschaaung. Là où le naïf verra cet avènement avec les Google Glasses, l’initié usera d’outils circonstanciés pour mieux appréhender la réalité actuelle et ancienne. Deux types d’augmentations vont s’affronter, celle facile de l’augmentation par simple greffe et celle plus raisonnable de l’augmentation de soi et de ses capacités personnelles par une utilisation optimale des techniques appropriées. Les sciences humaines et sociales sont en train de rentrer dans la chrysalide. Espérons que la transformation ira au-delà des seuls domaines institutionnels pour aller sur celui de la société toute entière.

Si vous voulez aussi commencer à mesurer l’ampleur de la métamorphose, l’enquête menée dans le cadre du projet Humanlit peut vous intéresser si vous êtes chercheur ou dans une démarche de recherche.

Alors cette chrysalide sera aussi celle du Thatcamp malouin dans laquelle nous vous invitons à rentrer.


Le logo du Thatcamp et sa petite chrysalide.(vous pouvez y voir toute autre représentation symbolique aussi)

Thatcamp Saint-Malo

L’information circule depuis quelques semaines mais il est temps en cette période estivale de continuer à diffuser l’information.

En effet, le prochain Thatcamp en France aura lieu en Bretagne ! Au menu du sérieux (de nombreux ateliers), du très sérieux (des séances de formation) et du fun (des olympiades que j’organise) autour des humanités numériques ou digitales, les fameuses digital humanities. On ne vous promet pas que vous allez manger des crêpes et galettes tous les jours, mais on ne vous empêchera pas. Vous serez dans le cité corsaire, dès lors un esprit un peu flibustier y règnera fortement.

Le site dédié est là.

J’apprécie beaucoup le logo qui me fait penser aussi à une chrysalide, si vous y rentrer, vous serez transformé, comme moi je l’ai été. Une chrysalide, ça me ramène aussi au dernier ouvrage de Murakami. J’y reviendrai à nouveau.

Mais comme vous êtes fatigué de cliquer à cause des pollutions type scoop.it, voici l’essentiel de l’information et surtout n’oubliez pas de vous inscrire :

Le prochain THATCamp francophone se déroulera les 18 et 19 octobre à Saint-Malo au Château de la Briantais. La capacité d’accueil est de 80 personnes. Des Olympiades DH, des ateliers formation (Gephi, Processing, Arduino, Rapsberry), et un workshop (« objets intelligents et déconnexion ») seront également organisés les 17 et 20 octobre.

Qu’est-ce qu’un THATCamp ?

« Un ThatCamp – The Humanities and Technology Camp – est une rencontre qui permet aux acteurs de la recherche en sciences humaines et sociales utilisant des technologies numériques de partager informations, idées, solutions et savoir-faire autour de leurs pratiques. Les ThatCamps sont organisés par les participants eux-mêmes. Le programme n’est pas établi à l’avance mais construit directement sur place. Un ThatCamp n’est pas constitué de conférences ex- cathedra mais prend la forme d’ateliers, où tous les participants sont invités à partager leurs connaissances. »Pierre Mounier, 12 juin 2012.

 Thématiques THATCamp Saint-Malo 2013

Toutefois THATCamp Saint-Malo 2013 souhaite aborder les relations entre Humanités numériques et Bibliothèques : compétences en jeu, évolutions des profils et dialogue des bibliothèques avec la recherche, pratiques informationnelles des chercheurs…

THATCamp Saint-Malo 2013 a également pour ambition de rassembler pour la première fois la communauté des arts et du design concernée par les humanités numériques (conception de programme, design d’interface, design d’information, cartographie).

Enfin THATCamp Saint-Malo 2013 sera l’occasion pour la communauté francophone des humanités numériques et/ou digitales de songer à se constituer en association.

Inscription

Une liste d’inscription est ouverte jusqu’au 15 septembre à l’adresse suivante : http://barcamp.org/w/page/67372397/Inscriptions%20ThatCamp%20Saint-Malo#view=page

Proposition et suggestion d’atelier

Vous pouvez proposer ou faire des suggestions d’atelier à l’adresse suivante : http://barcamp.org/w/page/67372429/Propositions%20d’atelier

 

Equipe organisatrice

- Nicolas Thély, professeur en esthétique et humanités numériques à l’université Rennes 2.

- Alexandre Serres, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication et co-responsable de l’Urfist de Rennes.

- Erwan Mahé, responsable du laboratoire Design et Pratiques Numériques de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne.

- Guillaume Pinard, artiste et professeur à l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne.

- Olivier Le Deuff, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à Bordeaux 3.

 
 

 

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