L’indexation des désirs

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Je me fais de plus en plus rare sur le blog, mais ce n’est finalement pas nouveau, puisque c’est le rythme que j’ai adopté depuis quelques années. Pour suivre mon actualité, le plus simple est de vous abonner à mon compte twitter, car je n’ai pas toujours le temps de bloguer toutes mes interventions ou dernières publications.

Je vous propose néanmoins de retrouver mon intervention sur l’indexation des désirs pour le séminaire international « écritures numériques et éditorialisation ». J’étais intervenu avec mon collègue David Pucheu sur le sujet Désir de profilage et profilage du désir : L’intention catégorisée. Le résumé est ici.

Vous pouvez retrouver l’intervention ici  et le support de mon intervention est disponible sous slideshare. (attention quelques visuels sympathiques s’y trouvent !)

L’intervention constituait un prolongement de mon article sur les tags dans la pornosphère.  C’était l’occasion de rappeler les enjeux d’importance qu’il y a derrière ces questions, tant au niveau des recherches dans le domaine des pornstudies qu’en ce qui concerne finalement les enjeux économiques et stratégiques autour de nos données personnelles et nos représentations.

Cette étude avait commencé par ce qui était surtout un pari perdu sur twitter, mais qui finalement allait se révéler bien plus intéressante que je ne l’avais envisagé initialement.

J’y reviendrai prochainement, notamment pour mieux définir ce que pourraient être ces humanités digitales d’un genre particulier, les humanités numérotiques comme les nomment Yves Citton.

Si vous voulez vous détendre pour un prix peu élevé, mon roman Hot&Steam est désormais à 0,99 euros.

 

L’esprit de Norman encombré par une représentation par tags.

norman et les tags

 

Pari tenu, mon article sur les tags dans la pornosphère est en ligne !

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Ce n’était au départ qu’un simple pari perdu. Un défi lancé un peu stupidement. Je venais d’envoyer une proposition à un colloque, proposition dont j’étais plutôt content à tel point que j’avais affirmé sur twitter que si ma proposition était refusée, je me mettais à écrire un article sur les tags sur les sites pornos.
La suite est évident, ma communication est refusée, un des deux évaluateurs n’y ayant rien compris. C’est le jeu, il faut l’accepter même si vraisemblablement certaines personnes du comité scientifique n’avaient pas leur place.

Bref, je devais donc tenir mon pari, d’autant qu’ils étaient nombreux ceux qui espéraient que ma proposition soit refusée. J’ai donc honnêtement annoncé la nouvelle et j’ai commencé lentement mais sûrement à me mettre au travail. J’ai collecté pendant plusieurs mois des données et des informations pour parvenir à construire quelque chose de publiable.

Le résultat est désormais en ligne sur la revue de la SFSIC. Autant frapper fort, vu le sujet plutôt que de viser une diffusion dans une revue mineure. Reste à savoir si ce sont les porn studies qui investissent les sciences de l’information et de la communication ou l’inverse.
J’ai utilisé des résultats d’autres travaux, notamment ceux de l’équipe française qui avait déjà travaillé sur les tags mais dans une approche différente. On est aussi dans une logique science 2.0 et davantage ouverte (sans mauvais jeu de mot)
Je vous invite donc à lire Les tubes de la pornosphère : des logiques documentaires entre information et déformation L’article est de suite disponible en ligne, ce qui est également appréciable.

Que dire de plus, si ce n’est que viendront s’ajouter ici, des précisions, des suites à cet article. En effet, ce qui semblait être une plaisanterie, m’apparaît désormais bien plus essentiel que je ne le croyais. Le cycle des humanités génitales est en train de commencer.

A vos remarques et commentaires et bon été

Une visualisation

Tag au like : encore plus

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L’actualité de la parution du Tag au like se poursuit… avec plusieurs choses. C’est vraiment Noël avant l’heure, mais comme vous ne serez pas tous à Bugarach, je préfère anticiper. Après le chapitre bonus, voici d’autres news.
Tout d’abord, sous les feux de l’actualité, cet entretien du quatrième type avec David Abiker à propos de l’ouvrage (même si on était que deux types…)

Ensuite, voici le support de la formation que j’ai donnée ce matin à l’Urfist de Bordeaux.

En bonus track… voici la version audio de la formation. Attention, je n’ai pas touché la capture audio, alors ne vous étonnez pas du passage d’une dame qui s’excuse d’être en retard et qui repart car elle s’est en fait trompée de salle…

Allez, encore un bonus : LE FOLKSOQUIZ 

Du tag au like chez David Abiker

Du tag au like chez David Abiker

Le musée folksonomique

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Je viens de découvrir ce musée à la navigation folksonomique grâce à un article sur le blog de Writer Response Theory.
Ce musée constitue une mémoire vivante de la culture afroaméricaine en compilant textes et données apportées par les internautes qui ont ajouté des tags. La navigation s’effectue dans un cadre supérieur qui recalcule à chaque fois la carte des tags suivant nos clics. Une superbe initiative que ce mode de navigation qui permet de découvrir parcours et histoires. Le choix des tags collent d’ailleurs bien à l’objectif du musée. La réalisation technique est effectuée par IBM.
C’est une réussite.

Taguer : c’est bon pour la mémoire!

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Le blog d‘augmented social cognition signale dans un billet une étude qui démontre les apports en terme de mémorisation de l’usage de tags notamment ceux qui ont été choisis par l’usager et qui demandent donc une analyse.

L’auteur de l’article a effectué son étude sur une vingtaine de personnes et en a déduit que ceux qui taguaient de manière classique parvenait mieux à mémoriser le contenu du document probablement car ils élaboraient une démarche d’acquisition de savoirs. Ceux qui ont utilisé l’autre système qui permet juste de cliquer sur un mot dans le texte pour le désigner comme tag ont surtout utilisé le tag comme des repères dans le texte. Le second système permet également un gain de temps apparent dans l’indexation folksonomique. Néanmoins le taguage assisté s’avère plus efficace en terme de mémorisation et de compréhension qu’une lecture simple.

Vous pouvez lire l’analyse ici :Augmented Social Cognition: How social tagging appears to affect human memory?

Vous avez également la possibilité de télécharger le preprint.

 

Nuage de tags du rapport de l’Unesco sur l’Information Literacy

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J’ai utilisé many eyes pour effectuer quelques recherches sémantiques sur le dernier rapport de l’Unesco sur l’Information Literacy.


Vous pouvez suivre le lien, il convient d’utiliser la stratégie de l’affichage des deux mots qui permet au terme « information literacy » d’être évidemment central. Cela permet également de distinguer la présence d' »information science », « higher education », « information skills » et de « media education ». Cela prouve la proximité d’intérêt entre l’éducation à l’information et l’éducation aux médias et le probable rôle des sciences de l’information notamment à l’Université. Mais c’est peut-être aussi la faiblesse du rapport et c’est l’affichage « one word » qui nous le montre. La présence des champs lexicaux et sémantiques autour de la bibliothèque est fortement présente probablement du fait que l’essentiel des travaux et des actions autour de l’information literacy proviennent du milieu des bibliothèques. Et c’est probablement une des raisons du succès mitigé de l’information literacy et de ses difficultés à passer au délà des sphères de la bibliothèque. La faiblesse de la fréquence du mot « teacher » est en comparaison éclairante.

L’autre raison est la faiblesse de l’apparition du terme de communication qui apparait certes mais souvent dans un sens galvaudé. Je montrerai dans un prochain billet sur Urfist-Info qu’il y a une piste à creuser de ce côté.