Tag au like : encore plus

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L’actualité de la parution du Tag au like se poursuit… avec plusieurs choses. C’est vraiment Noël avant l’heure, mais comme vous ne serez pas tous à Bugarach, je préfère anticiper. Après le chapitre bonus, voici d’autres news.
Tout d’abord, sous les feux de l’actualité, cet entretien du quatrième type avec David Abiker à propos de l’ouvrage (même si on était que deux types…)

Ensuite, voici le support de la formation que j’ai donnée ce matin à l’Urfist de Bordeaux.

En bonus track… voici la version audio de la formation. Attention, je n’ai pas touché la capture audio, alors ne vous étonnez pas du passage d’une dame qui s’excuse d’être en retard et qui repart car elle s’est en fait trompée de salle…

Allez, encore un bonus : LE FOLKSOQUIZ 

Du tag au like chez David Abiker

Du tag au like chez David Abiker

Parution du Tag au like : La pratique des folksonomies pour améliorer ses méthodes d’organisation de l’information.

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J’ai le plaisir d’annoncer la parution de mon nouvel ouvrage toujours chez Fyp éditions. Il y a encore un an, je n’avais pas vraiment imaginé que je produirais un nouveau bouquin sur ce sujet. Et bien si !
J’y aborde la courte histoire des folksonomies, de l’indexation et la situation du like dans cette courte histoire. Je reviens à un des sujets qui m’intéresse depuis 2006 et cet article.
Pour parler de l’index et du pouce, il a donc fallu que je mette la main à la patte ! L’occasion de faire le bilan sur la portée réelle des folksonomies et de donner quelques conseils pratiques en la matière et surtout apporter une réflexion nouvelle sur le sujet.

Vous devriez pouvoir le trouver dans toutes les bonnes librairies ainsi que sur les librairies en ligne.

Sinon Teaser… un chapitre bonus uniquement en ligne sera également mis en ligne dans les jours qui viennent.

Merci encore à Fyp pour cette nouvelle aventure qui en appelle bien évidemment de nouvelles.

Les signets sociaux ne sont pas utiles, ils sont indispensables…

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Suite au billet de Bertrand Calenge s’interrogeant sur les outils de type delicious et repris par urfist-info, je ne pouvais ne pas réagir. D’une part, parce que les signets sociaux sont les premiers systèmes emblématiques du web 2.0 avec une vraie dimension sociale. D’autre part, parce qu’ils permettent de distinguer des vigies du web ou des veilleurs intéressants. J’ai fait ainsi quelques rencontres notamment celle d’electropublication.
Il y a également une relation collaborative qui permet de partager le travail de veille. Les signets sociaux constituent un élément clef indispensable de la veille désormais, une veille basée sur la confiance et non sur la surveillance.

Comme un bon article scientifique vaut parfois mieux qu’un billet de blog, voici donc en ligne mon article sur la question qui est disponible sur archivesic : Folksonomies et communautés de partage de signets Vers de nouvelles stratégies de recherche d’information.
résumé : Les folksonomies peuvent constituer une alternative aux moteurs de recherche en permettant la construction de parcours et la mise en réseau d’informations mais aussi de personnes. Nous avons étudié particulièrement les plateformes de partage de signets et notamment Ma.gnolia.com

Je précise quand même que l’article a été écrit il y a un an.

Sur Facebook, la rentrée des élèves s’effectue en ce moment

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La montée en puissance de Facebook se poursuit…inexorablement. Le modèle économique est encore peu évolué mais ce n’est guère qu’une question de temps. La force de facebook c’est qu’il est en passe de devenir « le  » réseau social, la nouvelle carte d’identité numérique.
On y retrouve donc tout et n’importe quoi et l’infopollution y est présente. Mais les possibilités de filtrage et d’organisation ces réseaux commence à se mettre en place afin de distinguer amis proches, relations professionnelles, fans et…élèves.
En effet, je note depuis quelques mois l’arrivée massive d’anciens élèves sur le réseau. Je suis dans l’Education Nationale depuis 2001 et les premiers anciens élèves qui se sont inscrits étaient désormais étudiants. Mais changement de cap depuis deux mois, je vois désormais même des collégiens arriver sur le réseau. Voilà qui ne peut que poser des questions sur les relations que cela implique avec leurs anciens professeurs. Seulement, je pense également à leurs actuels professeurs.
Faut-il accepter toutes les demandes, sachant que le terme « amis » est toujours de mise sur Facebook ?

Quelque part, cela implique une réciprocité peu hiérarchique.
Pourtant, il y a probablement des pistes pédagogiques énormes derrière dans la construction d’une nouvelle relation, à condition qu’il ne s’agisse pas d’amitié mais de confiance. Le professeur peut ainsi user de Facebook dans une optique pédagogique en se montrant présent en dehors du présentiel, voilà qui nous sort de la captivité de l’établissement et peut contribuer à enrichir le présentiel.
La frontière est évidemment peu évidente mais elle ne fait que renforcer le phénomène d’effet-maître, essentiel à la démarche pédagogique.
La solution peut consister donc à accepter les demandes d’élèves en leur permettant d’accéder à un profil restreint. Pour cela, j’ai pour ma part créer une catégorie « élèves » sur Facebook.
Si les plus jeunes arrivent, le modèle économique va suivre car comme le dénonce Bernard Stiegler, la publicité a choisi sa cible depuis bien longtemps : les jeunes. Notre rôle est donc de prendre soin de nos jeunes générations qui arrivent sur Facebook. Contrairement aux « skyblogs », facebook est davantage intergénérationnel et nous pouvons plus facilement réagir que lorsque nous sommes avachis devant Tf1.
Pour aller plus loin, il va sans doute nous falloir désormais montrer l’exemple sur Facebook. La gestion de son identité numérique passe par une construction sociale et collective qui nécessite des modèles. Evitons dès lors que ce ne soit la publicité qui nous l’impose.

Pour clore ce billet sur la gestion de l’identité numérique, je vous laisse méditer cette phrase
« Tes secrets, je vais les découvrir;
Il suffit d’aller sur Internet »
Teki Latex. La petite fille qui ne voulait pas grandir

Facebook : Rennes-le-Château devient Versailles ?

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Cela fait désormais plus de 6 mois que j’utilise facebook et désormais il semble qu’un rythme de croisière se met en place. Le réseau social semble continuer à séduire, j’en tiens pour preuve l’arrivée massive depuis quelques mois d’anciens camarades de classe. Mais finalement ce qui est le plus marquant, c’est comme le dit un ami récemment arrivé, Facebook c’est un peu l’antiskyblog, à savoir que le réseau séduit principalement des personnes diplômées ce qui parait logique puisque le réseau était initialement axé sur les profils universitaires. J’ai désormais atteint le chiffre de 79 « amis » qu’il faudrait plutôt qualifier de relations. Sur cet ensemble, il faut bien avouer que rares sont ceux qui ont des diplômes inférieurs à la licence ce qui confirme également que la dimension professionnelle ne saurait être vaine. Pour aller plus loin, ne pas figurer sur un réseau social pourrait s’avérer autant préjudiciable que d’y mettre des renseignements trop personnels. Une nouvelle fois, notre double numérique, notre identité indexée, notre Kà documentarisé nous renvoie à l’aporie shakespearienne. Or Facebook ce n’est pas que Rennes-le-Château...c’est désormais Versailles avec ses clans, et sans doute bientôt ses cabales ce qui mériteraient de faire renaitre le Louis de Rouvroy , Duc de Saint-Simon et auteur des célèbres mémoires . Je ne sais pas s’il faut considérer Eric Delcroix comme le nouveau Saint Simon qui va nous aider à utiliser efficacement le réseau avec son ouvrage sur la question mais je ne peux que constater que c’est par ce biais que j’ai été contacté ce matin par un journaliste. Faut-il dès lors voir ce réseau comme l’annuaire indispensable, le nouveau who’s who affichant tous nos divers pédigrées? Finalement c’est ce Saint-Simon là qui est le père de la philosophie des réseaux bien avant son cousin. D’ailleurs il parle de sa première liaison avec le Duc de Chartres pour exprimer son entrée au sein du réseau royal car finalement ce n’est pas des amis que nous avons sur Facebook mais des liaisons de différents types. D’ailleurs je lance un défi aux historiens passionnés par les réseaux sociaux pour nous constituer un Facebook historique de l’époque de Louis XIV. Une telle étude permettrait peut-être de comprendre un peu mieux la complexe période de la Fronde. Je vais d’ailleurs tenter une initiative de ce genre bien moins ambitieuse avec mes élèves concernant la littérature…affaire à suivre donc.
Si Facebook s’avère le nouveau Versailles, qui en est le nouveau Roi ? Et bien ce n’est pas son créateur, Zuckerberg mais le réseau lui-même, le Réseau d’Organisations et d’Informations. Par contre, je ne suis pas certain qu’il soit démocrate contrairement à ce que j’écrivais en 2002. Il présente néanmoins un avantage, celui d’être un lieu virtuel et permet aux « provinciaux » de figurer en bonne place. Ainsi Facebook ne correspond pas à une vision centralisée classique, mais permet de constituer non pas un big brother, mais un little sister où chacun observe et peu observer, critiquer voire dénoncer…non pas un panopticon mais un  nonopticon. L’Arcadie a donc créer son Versailles : le dieu Hermès (trismégiste ?) va donc pouvoir s’amuser encore un peu.