La culture du pitre

Je vois de plus en plus se développer notamment avec l’accroissement du succès des plateformes de vidéos en ligne l’avènement de la culture du pitre.
Dans ce passage du savoir au c’est à voir, c’est la culture de l’information qui se voit concurrencée par la culture du pitre pour ne pas dire du pire parfois. Mais nous sommes tous confrontés et attirés parfois par ces courtes vidéos cocasses. On en oublie mais parfois…on en recherche. Récemment j’étais sur un forum dédié à un club de football, et un forumiste posait plusieurs questions sur une vidéo drôle qu’il voulait retrouver. Il ne fallut guère de temps pour qu’un autre forumiste lui indique où la visionner. Reste à savoir s’il avait mobiliser des habiletés documentaires où bien s’il se souvenait du lieu où se trouvait les vidéos… Sur le forum en question, la partie consacrée à cette culture du pitre se nomme « du lourd sur Internet » ce qui démontre tout de même la prise de conscience de la qualité de ces vidéos qui circulent de manière virale.
Tout cela ne serait finalement guère inquiétant si ce n’est qu’il apparait que les citoyens sont moins bien informés qu’avant l’apparition du web. C’est en tout cas ce que démontre une enquête américaine.
Derrière cela, c’est bien le volet citoyen de l’information literacy qui est menacé. Cela démontre aussi que l’infobésité ne facilite pas l’accès à l’information et à la culture. Je pense qu’en France, le phénomène doit être similaire. D’ailleurs l’augmentation du budget du ministère de la culture n’a jamais induit une augmentation parallèle de la culture des citoyens sans doute aussi parce que tout est devenu culturel et que la société du spectacle s’est un peu vite érigée en société de la culture.

Information Literacy et « fantasy games »

Etonnant article de Paul Waelchli sur Research Quest qui tente d’appliquer 4 des 5 compétences de l’ACRL Information Literacy Compentency Standards aux jeux de sports virtuels, les « fantasy games« .
La démonstration est assez convaincante même s’il convient de différencier une telle pratique dans un cadre restreint avec son application extérieure. L’idée à retenir est peut-être d’utiliser des cadres familiers à nos jeunes générations pour mieux leur faire comprendre des notions.
Finalement peu importe la manière ou la stratégie pédagogique, mais c’est bien la transmission de notion informationnelle qui est importante. Tout ce qui peut rendre sa compréhension plus aisée ainsi que sa mémorisation en vue de l’acquisition de savoirs et de compétences mérite d’être utilisé.
Il y a peut être quelques pistes à creuser parmi les « serious games« .

Donnez des ailes : enseigner les habiletés du 21ème siècle ?

Je réagis au billet que je viens de lire à l’instant intitulé : Are you teaching 21st century skills?
Selon l’auteur, nous n’avons pas encore pris conscience de ce qu’il convient d’enseigner pour préparer les futures générations aux divers défis auxquels ils seront confrontés. L’auteur insiste sur la nécessité de transmettre les capacités à évaluer l’information et les possibilités de travailler de manière collaborative ce qui est parfois aussi appelée transliteracy, participation literacy ou bien encore social literacy.
Il est évident qu’il va falloir réfléchir à ces questions, mais ce n’est pas gagné car il faut bien constater que les générations actuelles d’enseignants sont très souvent inaptes à travailler collaborativement et notamment avec ces nouveaux outils.
Il faut donner des ailes à nos étudiants selon l’auteur qui fait référence à Marco Torres.
Voilà qui fait echo dans ma tête avec Nathan Petrelli.
Au fait mais qui sont les « information literacy heroes ? » Promis, ce sera le sujet d’un prochain billet.


The student’s resistance to Information Literacy

I found this post of Tim Fiennes by reading the blog of the famous Sheila Webber about Information Literacy.

Tim is student and tries to explain why students are often resistant about learning skills.

They are not so progressive and they don’t like to change their habits. They like to work when they found some fun and immediate needs. Or Information Literacy want to give them life long learning skills. But they don’t understand this.

Tim adds that skills are often considered less significant than knowledge and students are overrated their real abilities.

That’s why I think, we must work to promote a real curriculum in Information Literacy with concepts and knowledge. Skills are not enough if we want to create a new liberal art.

Second life est-il un support d’éducation?

C’est en effet la question posée par secondlifeinfo.
Vous pouvez y répondre ici. 
Pour ma part, j’ai choisi une réponse de normand avec « peut-être ».  En effet, il me semble que second life peut présenter quelques intérêts au niveau communication en suscitant de l’intérêt de par une familiarité avec les univers ludiques. Ensuite, les enseignants peuvent y retrouver des reconstitutions historiques intéressantes comme une villa romaine ou autres lieux historiques mais attention toutefois aux anachronismes. Il est encore possible d’imaginer des parcours pédagogiques hybrides mêlant liens Internet, cours sur moodle mais cela demande à la fois du temps, de la maitrise technique et un peu d’imagination. Cela fait un peu beaucoup me semble-t-il s’il faut passer des heures à réaliser de tels animations. La mutualisation peut constituer une solution possible mais il ne faut pas oublier les obstacles techniques et administratifs. Second life et les autres univers virtuels demeurent des installations lourdes à charger avec des mises à jour fréquentes et nécessite des ordinateurs puissants et une vitesse de débit élévé. Rien que ça empêche actuellement sa réelle mise en place au sein des établissements. Ensuite, il ne faut pas rêver, au vu des difficultés pour un réel usage réfléchi et pédagogique des TIC, les univers virtuels ne sont pas encore prêts à être intégrés au sein de notre institution scolaire.
Mais les univers virtuels vont encore évoluer, devenant plus hybrides, plus proches de console comme la WII et où les avatars seront plus réalistes. Dès lors il faudra plutôt craindre la confusion des genres et la perte de distance critique.