Trop de nouvelles d’un coup cette semaine et plutôt des mauvaises, au bout d’un moment, la soupape saute. La goutte d’eau, c’est cet éditeur, Gallimard qui cherche par tous les moyens à déstabiliser les nouveaux acteurs en faussant l’innovation, l’expérimentation et le marché culturel en empêchant les autres d’avancer. Après avoir annoncé sa volonté d’acquérir Flammarion, voilà que l’attaque porte sur François Bon, coupable de diffuser une traduction du vieil homme et la mer pour lesquelles Gallimard disposerait  des droits numériques.

Maitre Eolas a raison de signaler qu’Ernest a bien sûr signé de sa main l’autorisation pour Gallimard de gérer ad vitam aeternam ses copies numériques. On trouvera bien quelques témoins de l’époque.

Évidemment, les gros acteurs du marché n’ont pas envie de se faire piquer la part belle par de nouveaux acteurs. Tous les coups sont permis depuis les subventions de l’état jusqu’à l’arsenal juridique.  Il est probable d’ailleurs que les deniers publics servent à ce genre de mesquinerie.

Si ce type d’acteurs commencent à venir pourrir les territoires numériques, j’encourage les bibliothèques et centres de doc à répondre de la manière la plus nette et sans équivoque : plus de commande d’aucun ouvrage de cet éditeur à partir de maintenant.  Les lecteurs seront libres d’en faire autant.  Évidemment, on va aussi pénaliser les auteurs, me dira-t-on. Sans doute, mais un boycott n’est pas fait pour durer…il s’agit juste de décaler les commandes. Hors de question qu’un acteur se permette de dicter sa loi.

 

Et s’il n’y avait que Gallimard ! Dassault vient nous pourrir aussi le territoire avec le rachat de netvibes. Par conséquence, l’univers ‘le portail des actus » que je maintenais depuis 2008 va prendre son indépendance sous Posh de portanéo.

On aura beau jeu de parler d’économie du numérique si ce n’est qu’à terme, on ne fasse qu’avantager les plus gros pour qu’ils flinguent ou rachètent les petits. Belle économie du numérique à la mode Fouquets; aux combines et aux comptes bidonnés et gonflés. En témoigne, le dernier gros arrivant sur twitter, notre président, pas le camembert, le candidat dont une bonne partie des followers sont des comptes bidons. Qu’ils reprennent donc leurs viagras numériques sous peine de voir les univers numériques se  transformer en zone de guérilla. La plupart des opportunistes repartiront heureusement après un bon coup de pied dans les urnes.

Twitter est de moins en moins une cour de récré d’ailleurs.  L’esprit qui avait accueilli l’arrivée de Frédéric Lefèbvre comme il se doit n’est plus là. C’est bien dommage.

Tout n’est pas perdu à condition d’agir en conséquences.

 

One thought on “C’est même à ça qu’on les reconnait

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