Evaluations, triche et compétitions

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Intéressante réflexion sur la triche sur le blog de François Guité.

Il note que les enseignants ont tendance à aider ou remonter les notes pour éviter quelques désagréments ce qui fait souvent ainsi plaisir aux élèves, à leurs parents mais aussi à la direction. Ce problème de l’évaluation démontre l’insuffisance d’un système qui veut évaluer mais ne veut pas en assumer les conséquences. Sans compter que les modes d’évaluation pourraient être plus diversifiés et plus originaux.

Les systèmes par compétences constituent souvent un moyen de donner une impression de sérieux voire de précision scientifique. Or bien souvent que ce soit dans le B2I ou dans les évaluations de début d’année, c’est plutôt le laxisme qui prédomine.

Certains pays ont choisi d’abandonner l’évaluation par note. C’est une solution mais ce serait un leurre de faire croire que l’évaluation disparait pour autant.

La solution consisterait à coupler l’évaluation et la faculté de l’apprenant à progresser. Par conséquent les évaluations devraient mieux utiliser la diversité des questions y compris en usant les QCM mais aussi en rétablissant la pratique d’examens par niveau de classes par trimestre avec des échelles de progressions fines qui permettraient à l’élève d’en savoir un peu plus sur lui même. L’inquiétude est toujours aussi liée à la crainte de la compétition qui pourrait en être accentuée. Il faudrait surtout envisager le passage de la compétition à la motivation personnelle : être meilleur que l’autre n’est finalement guère intéressant, avoir progressé personnellement l’est bien plus. D’où la pratique du défi, plutôt que du soutien qui pourrait être mise en place. Mais j’y reviendrai prochainement.