Mutants et mutations dans le cyberespace

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Alors que le débat porte sur l’emprise du moteur google, des avancées technologiques méritent une réflexion plus poussée.

Notre univers est en plein bouleversement. Ce n’est pas pour faire peur mais il n’est pas impossible que devienne réalité ce qui autrefois faisait partie de la science fiction.Voici un petit panorama pour ne pas être trop surpris.

1. Les BCI. Bientôt les cyborgs ?Les « avancées » dont je vais parler sont encore a priori au stade expérimental et réservé aux publics handicapés. Seulement il n’est pas interdit d’envisager de rapides incidences sur nos manières de surfer.

C’est dans ce cadre que rentrent les recherches en BCI (brain cerebral interfaces) également appelées interfaces-cerveau-ordinateur en français. Il s’agit de controler l’ordiannateur par la pensée. Il existe deux techniques actuellement pour y parvenir : Les techniques dites intrusives : des capteurs sont implantés chirurgicalement au sein du cerveau. Les techniques non-intrusives : les capteurs sont placés sous forme d’électrodes sur la tête.

Je ne vais pas détailler ici tout ce qui concerne les BCI. Il y a un excellent article sur ce sujet : Le contrôle par la pensée : l’interface ultime ? http://www.internetactu.net/index.php ?p=5854

Pour le cas des techniques intrusives, nous ne pouvons nous empêcher de songer à une mutation de l’être humain en cyborg. Il est clair que les BCI rendent cette vision désormais possible. Qui sait à l’avenir comment seront les interfaces ? Elles seront bien différentes et peut-être aussi plus sensuelles. L’univers de Gibson n’est finalement pas bien loin. Faut-il s’en inquiéter ? Sans doute, mais il est clair que le mouvement est amorcé et que les mutants ne vont pas tarder à arriver. Qui sait si nos descendants useront de chappe de pensée comme dans les romans d’Arthur.C. Clarke parvenant ainsi à accèder instantanément à des milliers d’informations ? Il est vrai qu’il ne faut pas mélanger science-fiction et réalité. Malgré tout ces visions fantasmatiques font partie de l’univers culturel de nombreux informaticiens.

2.Les androïdes et autres robots.Après les mutants et les cyborgs, peut-on envisager de nouvelles entités basées sur l’Intelligence Artificielle ? Le mythe semble désormais repoussé par les informaticiens qui ne cherchent pas nécessairement à faire du robot un équivalent de l’homme. Malgré tout si le rêve de pygmalion semble s’être envolé, celui des robots domestiques semble connaître des progrès évidents. Les chercheurs japonais sont d’ailleurs en pointe dans ce domaine :

http://solutions.journaldunet.com/afp/depeche/hightech/050315105042.ugkajz66_i.shtml

Les humanoïdes de Star Wars arrivent bientôt serait-on tenter de dire quand on lit les articles de ce genre. a quand R2D2 chez vous ?

3.Les agents intelligents

Et que dire aussi de ces nouvelles entités que sont les agents intelligents capables d’effectuer de la veille documentaire, de vous avertir de vos mails, etc. Pour en savoir plus, il suffit de se rendre sur ce site : www.agentland.fr/ Vous y retrouverez de nombreux logiciels dont certains ne vous sont pas inconnus. Parmi ces agents les plus tentants mais aussi les plus énervants sont les agents intelligents animaliers ou à l’effigie d’un avatar. J’ai ainsi eu un singe violet qui lisait mes mails il n’y a pas si longtemps. Ce secteur est en tout cas en plein développement. Qui sait d’ailleurs si les futurs catalogueurs ne seront pas des agents intelligents ? ( Je sais que cette phrase va faire jaser à la suite du récent débat sur le catalogage.)

4.Les entités virtuelles. Que dire si ce n’est que la faune du cyberespace révèle d’étonnants spécimens dont certains seront peut-être inquiétants à l’avenir. Faut-il craindre une révolte des machines façon Odysée de l’Espace ou plutôt un ghost dans la machine ? (cf. Ghost in the shell) En effet qui sait si vous n’allez pas finir par "chater" avec une entité virtuelle totalement indépendante qui aura passé avec succès le test de Turing (test surprême de la mesure de l’intelligence d’une machine) Il existe déjà des robots qui peuvent répondre de manière automatique sur les « chats ». Mais ils n’ont subi qu’une simple programmation. Demain peut-être la jeune fille sympa avec qui vous aurez causé sur les modules de « chat » ne sera ni un canon ni un laideron mais une créature née du cyberespace. A moins que ce ne soit un des nombreux avatars des pirates du cyberespace. Une nouvelle jungle se prépare donc.

Bon je m’arrête ici dans ces perspectives parfois inquiétantes mais déjà amorcées. Je ne parlerai donc pas des virus informatiques qui finiront bien par faire l’objet d’une somme médicinale pour les traîter. Dès lors il est facile de comprendre que le débat sur Google est probablement déjà dépassé. Toute oeuvre finira bien par être numérisée et indexée par les moteurs de recherche. Il ne s’agit pas de résister de manière franchouillarde. Les frontières du cyberespace sont différentes et fluctuantes.

Il faut donc des « guides des égarés » ( réels, mutants, virtuels ?) afin que les connaissances continuent à se lier de manière à ce que cultures et droits de l’homme soit mieux partagés. Bibliothécaires et documentalistes se doivent de demeurer à la pointe des innovations pour pouvoir mieux influer sur les transformations. Il s’agit certes d’avertir et de conseiller mais certainement pas de refuser tout changement en prônant un repli ou un retour en arrière. Si nous voulons influer sur ces changements il faut participer à la vie des laboratoires de recherche, aux colloques multidisciplinaires et montrer aux informaticiens les réels besoins des usagers et des citoyens.

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