De l’entropie à l’individualisation artistique au « fil de la pensée »

J’ai découvert par sérendipité (en fait c’est ma femme qui l’avait découvert) ce superbe blog d’une artiste australienne qui fait principalement du crochet et qui est également chercheuse ce qui explique cet article mêlant ces divers centres d’intérêts.
La somme des petits objets lui permettant de réaliser son travail apparait à la fois comme entropique au premier abord mais révèle en fait une organisation, une similitude avec l’organisation interne de la créatrice. Il s’agit en quelque sorte d’un milieu associé, concrétisant les potentialités contenues dans la technique mais permettant aux objets ainsi agencés d’aller vers une individualisation somme toute artistique. (Sur ces propos, voir Simondon et Stiegler)
Il en ressort une forme d’incorporation de l’objet, faite de réagencements, de liaisons, de rejets, de choix, de construction critique. L’image illustre bien la culture de l’information dans sa permanence de formes (héritées) et via les trans-formations et transindividualisations générées.

Elle mentionne également sa participation à des recherches sur la synesthésie, une synesthésie qui pourrait bien être constituer un pôle intéressant sur la recherche d’information et la création de sens. Mais j’y reviendrai car je devrais davantage consacrer des articles sur le guide des égarés sur le web socio-sémantique.
Dans le fil de ce billet, vous pouvez également voire la taxonomie coralienne réalisée en crochet.

Une réflexion sur « De l’entropie à l’individualisation artistique au « fil de la pensée » »

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