Intervention humanités numériques et littératies. Journées d’études humanités digitales. 3&4 avril 2012 à Bordeaux

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Mon intervention de mercredi dernier ayant été quelque peu écourtée aux journées d’études digitales de Bordeaux, voici le support de l’intervention.

J’introduis ce document d’un passage de réflexion qui est celui de mon article en préparation sur le sujet.

Le passage au numérique semble procéder d’une déshumanisation via un transfert dans la machine voire à une fusion un peu étrange dans un technohumanisme en train de s’effectuer (Balsamo, 2006, Davidson). Sans pour autant s’arrêter à ce désaccord de façade, il convient plutôt de s’interroger sur le fait que les humanités ainsi posées servent parfois d’alibi à des recherches et des politiques qui sont surtout des opérations automatisées et qui servent surtout à des quantifications. Est-ce que le rapprochement entre la science informatique (computer science) et les humanités ne se fait pas au détriment de cette dernière ? Ne faut-il pas craindre un choc des cultures ? En premier lieu, la culture littéraire fortement présente dans les sciences humaines et sociales peut constituer un frein dans la mesure où les aspects numériques présentent le risque d’une intégration forcée, adaptée et non adoptée par les chercheurs.

Il convient de s’interroger aussi sur le fait que l’évolution du terme de « litterary and linguistics computing », « humanities computing »)à digital humanities marque un réel changement ou le passage à une autre influence idéologique. Dans les deux cas, la question est celle de savoir si dans cette juxtaposition, ne se cache pas des oppositions fortes voire une tentative de domination entre des domaines fortement éloignés initialement.

 

Une réflexion au sujet de « Intervention humanités numériques et littératies. Journées d’études humanités digitales. 3&4 avril 2012 à Bordeaux »

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