La bibliothèque cérébrale universelle

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Teilhard de Chardin parlait de noosphère, Jung d’inconscient collectif , pour ma part, j’ai choisi le terme de  » Bibliothèque cérébrale universelle »(BU). En effet, si on peut penser que les esprits sont reliés entre eux d’une manière qu’il est parfois difficile de comprendre, pourquoi ne pas sortir la bibliothèque de son cloisonnement matériel habituel. Sans tomber dans des propos qui pourraient frôler le paranormal, la BCU peut être envisagée de manière plus aisée avec les moyens de communications performants dont nous disposons. Le but est de dynamiser les livres, les supports culturels en incitant les lecteurs à devenir acteurs. Lire c’est bien, exister c’est encore mieux. Dans exister, il y a le préfixe ex qui implique une extériorité, une sortie. Sortons donc de notre individualité égoïste pour aller vers les autres. Sortons la bibliothèque de ses murs. Exprimons nous. Le but est l’expression des impressions « . Chacun possède un savoir, une bibliothèque à lui tout seul. Utilisons les réseaux d’échange de savoir, les arbres de connaissances de Michel Authier et de Pierre Lévy. Dynamisons et enrichissons la BU, le patrimoine de l’Humanité.

 

Assez des bibliothèques où les livres sont délaissés, mourants, sans qu’ils ne reçoivent plus aucune note de lecture, aucun commentaire. Cessons nos lectures égoïstes, et notre comportement du genre : je choisis mes livres, je passe à la banque de prêt, merci, au revoir ! STOP ! A quoi servent alors ceux qui travaillent dans les bibliothèques ? Autant mettre de suite des machines, elles seraient plus performantes car les bibliothèques seraient ouvertes plus longtemps. Assez de ces notices bibliographiques et techniques, précises et donc peu utiles car elles ne comportent aucun résumé, aucun commentaire. « Cataloguons, mais surtout ne lisons pas ! » semble être l’actuelle doctrine. Alors pourquoi ne pas inclure des résumés et des commentaires (y compris de lecteurs ? ) comme cela se fait dans les CDI ? Au bibliothécaire d’être le médiateur entre les supports culturels et les lecteurs. Au documentaliste d’être le principal médiateur entre les informations et les connaissances. Vive les débats, les lectures publiques, les conférences thématiques au sein de la médiathèque, du CDI, voire en dehors. J’use de ce pléonasme : Vive la bibliothèque vivante ! Utilisons internet pour des forums de discussions entre lecteurs. Les NTIC permettent une communication élargie, utilisons les. L’enthousiasme et le dynamisme sont requis. Evidemment, cela nécessite des moyens matériels, des lieux confortables, de l’espace. Mais surtout c’est de fonctionnaires compétents au niveau intellectuel et relationnel dont la bibliothèque a besoin. Cessons alors d’éloigner les cadres A du public pour les mettre à des tâches de gestion. De quoi a-t-on peur ? Que l’intelligence et la culture se transmettent ? La démocratie politique est difficile à mettre en place. La démocratie culturelle est encore plus dure, cependant la réussite de la première dépend du succès de la seconde. Après la phase numéro un de  » constitution du patrimoine « , la phase deux de  » mise à disposition du public « , il est temps de mettre en place la phase trois de  » dynamisation et d’explication ».

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