Le cyberespace et la désorientation

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1. Du ’ droit de se perdre. ’ Etrangement, je vais d’abord vanter les mérites du ’ droit de se perdre ’ ! C’est quand on est perdu, que l’on mobilise le plus de moyens pour se retrouver. Et puis, le hasard (le destin) fait que nous faisons des découvertes qui peuvent parfois changer notre existence. Oui, il n’y a pas toujours de lignes directes, de chemins bien tracés. Michel Foucault prétend également que : ’ le labyrinthe n’est pas le lieu où l’on se perd, mais le lieu d’où l’on sort toujours perdu. ’ C’est à dire une nouvelle fois, qu’on ne peut avoir de convictions bien ancrées. On remet tout en question. D’où une nouvelle fois, le besoin d’une éthique, d’une morale universelle qui pourrait être : ’ il appartient à mon bonheur que tout le monde soit heureux. ’ C’est d’une utopie dont il s’agit, un lieu qui n’existe pas, mais qu’il conviendrait de créer. 2. Le droit de s’y retrouver. Par opposition, si on a le droit de se perdre, on a le droit de s’y retrouver . Il n’existe pas de cartes du savoir, néanmoins un lecteur qui désire un renseignement doit se voir conférer les moyens d’y accéder. Comment ? Grâce à la culture générale du bibliothécaire ou du documentaliste ? En effet, l’Homme peut s’avérer plus judicieux que la machine. C’est pourquoi, j’ai choisi de le mettre en premier, car il est l’interface primordiale entre le document et le lecteur. Le bibliothécaire peut donc être amené à répondre grâce à ses connaissances en conseillant tel ou tel ouvrage. Il est évident qu’il peut avoir besoin aussi de l’ordinateur. Mais il ne faudrait pas exclure la machine au détriment de l’Homme. L’ordinateur est un outil. Au bibliothécaire de le considérer ainsi. Voilà pourquoi la machine n’arrive qu’en seconde position dans ma théorie. L’ordinateur (OPAC ou cd-rom) permet des recherches plus élargies et plus précises. Seul un public d’initiés le maîtrise convenablement (étudiants le plus souvent). Il convient au bibliothécaire d’en expliquer les rudiments avec toute personne qui effectue une recherche. De toute façon, des personnes préféreront toujours le contact humain, notamment les personnes âgées. Il ne serait pas inutile de songer à des terminaux de recherche plus attractifs ! Enfin, les techniques devraient permettre cette évolution. De plus, pour trouver l’information sur l’ordinateur ne signifie pas trouver l’information concrètement ! Les cotes et autres classements restent encore un sabir abscons pour les lecteurs, ce qui n’est guère étonnant. La bibliothèque possède une ’ géographie ’, une topographie qu’apprécient d’ailleurs les romanciers. Difficile de s’y retrouver sans carte. Il faut donc que le bibliothécaire apprenne au lecteur à chercher, à bien cerner ce qu’il cherche. Bien cerner son sujet s’avère très important, notamment sur internet, où il n’est pas rare que l’on passe beaucoup plus de temps à chercher plutôt qu’à trouver, quand on a encore la chance de trouver. Le cyberespace est ainsi, il est très attirant, mais aussi très’ déroutant’.

 

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