Charisme, documentaliste et nécessité

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Devant le peu de légitimité institutionnelle qui lui est conféré, le documentaliste est contraint de puiser cette reconnaissance en lui-même et par ses actions.

Bien souvent la légitimité du documentaliste provient de ses capacités charismatiques. Ce n’est pas totalement un mal en soi, mais cela peut être épuisant à la longue. C’est apparemment ce que ressentent de nombreux collègues. La faute en incombe à un statut sans doute peu clair. Pas facile pour les documentalistes d’être entendus au sein de l’institution pour faire avancer les choses et proposer une meilleure politique documentaire au sein de l’établissement. Pourtant, les élèves et les étudiants ont besoin d’être sérieusement pris en charge et guidés afin de pouvoir se repérer dans le monde de l’information. Le documentaliste doit donc être un « guide des égarés » qui donnent des clefs et aide l’élève et l’étudiant à devenir autonome dans ses recherches et production de documents. Comment faire pour que cette demande soit prise au sérieux et enfin appliquer ? Faut-il un référentiel obligatoire décrivant pour chaque niveau les notions à transmettre ? Peut-être… La question mérite d’être débattue. En tout cas, le tout est de ne pas laisser s’accroître les inégalités entre ceux qui savent tirer la quintessence du savoir à disposition et ceux qui n’y parviennent pas ou mal. Le problème va donc au-delà de l’accès au savoir. Nous militons donc pour des heures de méthodologie, de documentation voire d’information-communication non seulement au collège, mais aussi au lycée et à l’université. Un savoir qui mériterait de faire partie d’un socle commun. Le débat est ouvert pour un travail en commun.

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