Category Archives: web 2.0 , la nouvelle Lévytation?

Finalement, le web 2.0 n’est qu’une concrétisation des mythes de l’Internet déjà théorisés par Pierre Lévy.

Du Like au Fake

La quête du plus grand nombre de likes conduit nécessairement à une guerre du faux dans l’agir réputationnel des marques et autres entreprises en quête de visibilité. Un article du guardian décrit justement les stratégies de la quête du like qui conduit à confier à des « fermes de likes » le soin d’augmenter stratégiquement son nombre de likes pour gagner en visibilité. Le journal cite l’exemple d’une page sur la courgette dont les likes sont artificiellement gonflés car une entreprise au Bangladesh vend 15 dollars le millier de likes. Cette stratégie ne concerne pas seulement les likes de Facebook mais aussi les likes sur Youtube. Les « likeurs » sont évidemment très peu payés, ce qui ne peut qu’interroger sur les logiques éthiques à l’œuvre.

Difficile de savoir alors la part de vérité dans cette mascarade du like qui dupe le consommateur et le citoyen.

On avait déjà dit à plusieurs reprises que le like était une dégradation du tag, qui s’inscrit dans la lignée de l’indexation. On évoque aussi dans cet ouvrage cette question du marché des likes. Cette monétisation totale de l’indexation et sa prise de contrôle par un marché qui ne vise que des opportunités peu durables ne peut qu’interroger sur l’avenir de ces pratiques. Car pour 15 dollars les mille likes, c’est bien la force de travail d’employés mal rémunérés que l’on achète. Pour ces mille fakes, qu’obtient-on réellement ? Est-ce une stratégie de visibilité ? Augmente-t-on ses ventes ? Finalement, ne s’agit-il pas d’une sorte de mensonge punissable par la loi ? On se doute que les entreprises s’en moquent. Il suffit de regarder les publicités à la télévision pour comprendre que la vérité ne soucie guère. Au passage, on se demande vraiment à quoi serve les bureaux de vérification de la publicité et autres CSA.

On peut aussi se demander quel est l’intérêt d’obtenir de faux likes, car cela distend le lien avec les vrais consommateurs qui ont effectué ce geste volontairement. Une nouvelle fois, dans cette logique d’affrontement entre le qualitatif et le quantitatif, il y a matière à réflexion. Cette guerre du fake, touche également les artistes qui cherchent à être les plus likés possibles, dans une nouvelle logique de classement de popularité, par crainte d’une désaffection. On sait aussi qu’on oblige à liker pour participer à tout un tas de concours. Le like ne semble donc pas valoir grand-chose au final.

Seulement, ces logiques perpétuent la dégradation de la satisfaction des désirs, réduisent la libido à une expression simple, à la logique de l’arène, pouce en l’air, pouce levé. Ce n’est pas seulement la logique qui présidait au sort des gladiateurs mais aussi celle de nos salles de marché où on vend ou on achète à la moindre crainte ou information, mais où aussi on pratique le fake depuis longtemps en achetant de façon stratégique.

La pénétration incessante dans nos existences de ces logiques calculées mais nullement raisonnables à long terme ne peut qu’inquiéter. Ce n’est donc pas seulement Facebook qu’il faudrait éventuellement réglementer mais des logiques impulsés par un capitalisme financier qui a perdu totalement sa raison d’être. Finalement, cette inflation du like augmente en parallèle de nos dettes ou prétendus dettes. Ce qui est bradé assurément dans cette histoire, c’est la valeur esprit qui est en déficit.

Face à cet index malmené et aux coups de pouce intempestifs, seule une réaction majeure semble requise.

Les trois dimensions des folksonomies

Après un premier extrait sur le like, voici un nouvel  extrait du Tag au Like qui concerne un point qui m’intéresse particulièrement, à savoir le fait qu’il faut considérer aussi les folkskonomies au delà de la seule question de l’indexation.
J’ai déjà abordé la question des trois dimensions à Toulouse il y a quelques temps. Il est temps d’en donner une lecture plus complète ici.

Bien souvent l’action de taguer s’inscrit dans des perspectives mnémotechniques qui vont au-delà d’une indexation et ressemblent davantage à un marquage cherchant à décrire un parcours. Ces parcours peuvent être très éphémères au point que le tag devient une forme de « post-it ‘(1)numérique » , attribué n’importe comment. Mais les tags peuvent être surtout des marques de parcours de lecture, témoignages de « marches » de lecture et de démarches de recherche : une trace de nos actions passées comme pour mieux affirmer « Je suis passé par ici, voilà ce que j’ai perçu et je pense que cela pourra m’être utile pour plus tard ». L’inscription des folksonomies ne doit donc pas être restreinte au seul champ de l’indexation, mais également comprise dans celui des supports de mémoire et dans les territoires de l’annotation. Les trois dimensions principales des folksonomies qu’il est possible de distinguer sont les suivantes :
- La dimension d’indexation. Il s’agit de la dimension qui est la plus souvent mise en avant. C’est souvent par ce prisme qu’elles ont été étudiées. L’indexation concerne aussi bien les ressources que les individus.
- La dimension mnémotechnique place les folksonomies dans les mécanismes de la mémoire et parmi les outils qui permettent de conserver de façon externe des données qui pourraient être consultées ultérieurement en cas de besoin. Une dimension nettement mise en avant chez les usagers des signets sociaux.
- La dimension d’annotation est corrélée aux deux précédentes. Le tag peut être considéré autant comme une annotation qu’une indexation. La définition retenue dans ce cadre est celle développée par Manuel Zacklad (2°): « Toute forme d’ajout visant à enrichir une inscription ou un enregistrement pour attirer l’attention du récepteur sur un passage ou pour compléter le contenu sémiotique par la mise en relation avec d’autres contenus sémiotiques préexistants ou par une contribution originale. Cette extension donnée au sens du terme d’annotation est pour partie la conséquence des usages terminologiques associés à la gestion collective des documents sur le web où le terme d’annotation peut désigner aussi bien le fait de surligner un passage, le rajout d’une balise sémantique permettant le classement du document (taguer), ou la rédaction d’un commentaire associé à un texte en ligne. ». Sur ces questions, il est indispensable de consulter le site et les travaux de Marc Jajah.

Les trois dimensions des folksonomies.

Les trois dimensions des folksonomies.

 

Les folksonomies permettent en effet une réconciliation entre l’indexation et l’annotation. L’annotation que l’on pratique dans nos livres papier ne présente aucun index et aucun classement. Le numérique permet d’y répondre désormais. L’annotation s’exerçait principalement dans les marges, pouvait se manifester par le fait de souligner voire de surligner. Cela constituait également des marques d’appropriation du texte (2°).
Les folksonomies facilitent ces logiques de parcours. Les signets sociaux, qui permettent de taguer et d’annoter des ressources jugées intéressantes, envisagent pleinement cette perspective. Cette prolongation de la vision des folksonomies dans un espace – qui est aussi celui de la connaissance et des travailleurs du savoir et de l’information–, les place nécessairement dans le territoire de la lecture et de l’écriture, c’est-à-dire celui de la littératie et même des littératies.
Évidemment, la tentation serait de rétorquer que la lecture est une activité essentiellement individuelle, voire privée et qu’à l’inverse les folksonomies s’inscrivent dans une sociabilité portée par le web 2.0, également appelé web social. Les folksonomies présentent effectivement une dimension fortement collective. Il convient de rappeler cependant que la lecture n’est pas une activité uniquement solitaire. Alberto Manguel (3°) rappelle à dessein les anciennes lectures collectives à voix haute. Les récentes expériences de lecture et d’apprentissage de la lecture effectuées par Christian Jacomino avec ses « Moulins à parole » (outils disponibles sur le site VoixHaute.net), démontrent bien que la lecture a toujours présenté une dimension sociale. Le numérique facilite cette mise en perspective sociale de partage de lectures.
Les folksonomies facilitent certes des usages individuels, mais leur force réside justement dans l’agglomération du « pouvoir des usagers » pour produire des effets collectifs. Leur puissance repose sur le système de crowd sourcing, c’est-à-dire l’alimentation des plateformes par les données issues de la foule. En clair, les usagers apportent les données et la valeur ajoutée. Plus il y a d’usagers qui ajoutent des mots-clés, plus l’indexation s’améliore potentiellement et plus il y a de ressources décrites, accessibles par le moteur de la plateforme. L’esprit collaboratif permet d’indexer les documents produits ou signalés par les autres selon ses propres besoins. Cet état d’esprit peut donner l’impression d’un ancrage dans les idéaux des prémices du web et des premiers réseaux : il s’agit de partager, en l’occurrence ici des ressources, des tags et des annotations. Le partage et sa publicité sont des valeurs par défaut des systèmes du web 2.0.

Mais cette volonté de partage est bien plus complexe, tant l’enrichissement financier bénéficie surtout aux créateurs du service, tandis que les usagers bénéficient certes de possibilités accrues d’interaction, de stockage et d’échanges, mais sont quelque peu dépossédés de leurs données. La logique folksonomique et son succès sont étroitement liés au développement des grandes initiatives du web 2.0 : YouTube pour stocker des vidéos qui peuvent être taguées, Flickr pour partager des photos, et les systèmes de partage de fichiers en ligne comme Box.net, plateforme qui offre la possibilité de taguer les documents mis en ligne et qu’il est possible de partager. Les tags, tout comme les données générées par les usagers au bénéfice de ces prestataires de services sont stockées dans des gigantesques entrepôts de données, les data centers. Ces données ne sont donc pas localisées sur le disque dur de l’usager, sauf s’il a pris soin d’effectuer des sauvegardes. De toute façon, il ne pourra jamais récupérer la totalité de ses interactions et de ses tags.
La liberté de taguer est bien réelle, mais bien souvent l’usager se trouve placé sous d’autres contraintes liées au service qu’il utilise. Selon les conditions générales d’utilisations, il n’est pas toujours totalement maître de ses annotations, tags et ressources. Les folksonomies n’échappent donc pas au côté obscur du web 2.0.

le côté obscur du web 2.0

le côté obscur du web 2.0

(1) Pour reprendre l’expression de Jérôme Bertonèche, ingénieur de recherche et spécialiste des langages documentaires, lors d’une formation en 2007.

(2) Le philosophe Bernard Stiegler décrit bien cette puissance de construction de parcours rendue possible par l’annotation. Cf. Bernard Stiegler, « Sociétés d’auteurs et sémantiques situées », Des Alexandries II. Les métamorphoses du lecteur, Christian Jacob (dir.), Bibliothèque nationale de France, 2003.

(3) Alberto Manguel, Une Histoire de la lecture, Actes Sud, coll. « Babel », 2000

 

La suite est bien sûr dans l’ouvrage. Sinon, un chapitre bonus est disponible ici de façon gratuite.  Voir aussi ici pour un support disponible et bien plus encore.

Tag au like : encore plus

L’actualité de la parution du Tag au like se poursuit… avec plusieurs choses. C’est vraiment Noël avant l’heure, mais comme vous ne serez pas tous à Bugarach, je préfère anticiper. Après le chapitre bonus, voici d’autres news.
Tout d’abord, sous les feux de l’actualité, cet entretien du quatrième type avec David Abiker à propos de l’ouvrage (même si on était que deux types…)

Ensuite, voici le support de la formation que j’ai donnée ce matin à l’Urfist de Bordeaux.

En bonus track… voici la version audio de la formation. Attention, je n’ai pas touché la capture audio, alors ne vous étonnez pas du passage d’une dame qui s’excuse d’être en retard et qui repart car elle s’est en fait trompée de salle…

Allez, encore un bonus : LE FOLKSOQUIZ 

Du tag au like chez David Abiker

Du tag au like chez David Abiker

La redocumentarisation et l’intelligence collective

Frédéric Lefebvre a un secret. Il est capable à lui tout seul de déclencher des tempêtes de réactions collectives rien qu’avec la moindre des ses gaffes.
Il est le cinquième élément de twitter.
C’est un générateur de « même » impressionnant, une expression dispersée qu’un hashtag permet de rassembler.
Tout est parti de là

Ensuite, le hashtag #bibliolefebvre est apparu…et chacun a tenté alors de participer.
Voici le document qui récapitule en partie de ce mouvement d’intelligence collective. Pour rappel, tweetdoc permet de générer des pdf qui reprennent l’ensemble des tweets mentionnant le même hashtag ce qui permet un bel effet de redocumentarisation. Cela prouve aussi que le document constitue de plus en plus un produit final, une téléologie sur les environnements numériques plutôt qu’un commencement.

Même l’intéressé au final a lui même reconnu et utilisé le hashtag.

Désormais, la question est posée, comment générer de tels mouvements en aussi peu de temps pour des missions plus généreuses et plus porteuses à long terme ?
Une des leçons de cette histoire, c’est quand le projet est lancé de manière calculée et par quelqu’un qui parait trop intelligent, la foule peut avoir le sentiment qu’elle n’a pas les moyens de suivre. Le spontané réclame du « décomplexifié » (barbarisme personnel). A méditer pour la suite…

Touchgraph SEO et les identités

Je teste touchgraph seo, qui est plutôt dédié au référencement mais qui permet en tricotant un peu de tisser et de faire apparaître différents liens entre plusieurs identités à partir de la sienne  notamment.

C’est assez amusant.

Voici un exemple avec plusieurs requêtes à partir de mon nom et en ajoutant à la suite des requêtes sur des acteurs célèbres de la blogosphère ou du top wikio.

Classement « science » wikio Août 2010 et nouvelles métries

Voici le classement « Science » tel que me l’a transmis wikio.
Pas de grands bouleversements à mon sens.

J’ai accepté de le publier dans l’espoir de relancer le débat sur les nouvelles métries.

J’ai été à plusieurs reprises critique avec ce classement sur le blog et dans des articles notamment à cause du mélange entre autorité et popularité et surtout du fait de l’exclusion de liens institutionnels. Malgré tout, ce classement avec tous ces défauts a le mérite d’exister et il faut bien constater que nos métries scientifiques demeurent insuffisantes pour rendre compte des mutations du numérique.

1 Technologies du Langage
2 affordance.info
3 Bibliobsession 2.0
4 {sciences²}
5 La feuille
6 En quête de sciences
7 Le blogue de Valérie Borde
8 L’édition éléctronique ouverte
9 ThatCamp Paris 2010
10 Ecrans de veille en éducation
11 Tom Roud
12 teXtes
13 Mapping Expert
14 Le guide des égarés.
15 Évaluation de la recherche en SHS
16 La Science au XXI Siècle
17 Historicoblog (3)
18 Enro, scientifique et citoyen
19 Vagabondages
20 À la Toison d’or

Classement réalisé par Wikio

Si vous êtes intéressé pour participer à la réflexion sur les nouvelles métries, faites le moi savoir par mail ou par commentaire. Je vous inviterai à la participation autour du document de réflexion.

La bibliothèque 2.0 : genèse et évolutions d’un concept

Suite à l’enquête menée et relayée sur ce blog, j’ai finalisé il y a quelques mois un article qui vient de paraître dans un numéro spécial des cahiers du numérique consacré justement au web 2.0.

L’article est disponible sur cairn. Il est possible de le lire gratuitement si vous êtes chercheurs ou étudiants et que vous disposez de l’abonnement cairn via votre bibliothèque universitaire préférée!

Voici sinon l’introduction de l’article :
Nous proposons de retracer la genèse du concept de bibliothèque 2.0 depuis son émergence avec les outils offerts par le web 2.0 jusqu’à ses récentes évolutions vers de nouveaux territoires tels ceux du numérique. Le concept demeure flou et tend à devenir quelque peu daté.

Nous avons réalisé un enquête en ligne auprès de professionnels des bibliothèques pour tenter de comprendre leur perception de la bibliothèque 2.0. Nous montrons que ce n’est pas tant la bibliothèque que les professionnels qui y travaillent davantage ainsi que le rôle conféré aux usagers qui a le plus évolué.

Introduction
Parmi les expressions et les concepts issus du web 2.0, celui de bibliothèque 2.0 (library 2.0) est un des plus intéressants à étudier. D’une part, car il est un des premiers à avoir émergé peu de temps après le début de popularisation du web 2.0 et, d’autre part, car il mêle deux concepts qui sont d’essence antinomiques, ce qui a pu conduire à des controverses sur la réalité de la bibliothèque 2.0 et sur l’utilité et la réelle nouveauté d’une telle expression. La bibliothèque est issue d’un modèle traditionnel des savoirs avec des circuits de vérification et la volonté de mettre à disposition une information de qualité qui soit classée de manière normée. Le web 2.0 privilégie d’autres aspects dont celui de libre expression et de facilitations des échanges. La légitimité diffère donc, elle est d’essence autoritaire dans la bibliothèque tandis qu’elle repose sur la popularité dans les outils du web 2.0. Cette opposition entre deux modèles nous permet d’affirmer que ce qui a vraisemblablement le plus évolué n’est pas la structure ou l’institution bibliothèque au cours du phénomène web 2.0, mais davantage les professionnels qui y travaillent ainsi que les usagers. Dès lors, nous pouvons constater qu’il s’agit plus d’une évolution professionnelle avec l’émergence d’un autre concept : celui de bibliothécaire 2.0 ; l’expression émanant plus particulièrement de la « blogosphère » de l’informationdocumentation. Cet intérêt rapide pour le web 2.0 des sphères bibliothéconomiques s’explique par le fait que beaucoup de professionnels s’étaient déjà interrogés sur l’évolution apportée par le web sur le domaine des connaissances et les conséquences sur l’institution des bibliothèques.

La littérature scientifique sur le sujet est essentiellement anglo-saxonne si ce n’est quelques travaux en allemand. Quelques articles tentent de donner une définition du concept (Maness, 2006) mais encore Needleman (2007) tandis que Collins et Stephens (2007) parmi d’autres tentent de mieux circonscrire le concept et d’y analyser les oppositions théoriques et pratiques. Le sujet demeure encore étudié et tend à être davantage appliqué à des situations concrètes comme dans la récente étude réalisée sur les bibliothèques universitaires et leur rapport avec le web 2.0 (Xu, 2009).

Nous avons choisi d’étudier principalement la version francophone du concept au travers d’une enquête auprès des professionnels de bibliothèques et à travers l’étude de blogs abordant la question. Parmi les 168 réponses obtenues à notre enquête[1] [1] L’enquête s’est déroulée du 3 janvier au 2 février…
suite, nous avons cherché à mesurer les visions d’un concept qui apparaît déjà quelque peu daté, voire dépassé. Notre travail constitue une tentative pour déterminer la réalité de la bibliothèque 2.0 et les éléments de changement, voire réellement novateurs qu’elle accompagne. Une nouvelle fois, pour tout ce qui est lié au phénomène du web 2.0, il convient de s’interroger sur le rôle de la technique au sein d’une institution et parmi une profession. Très souvent, le web 2.0 et par ricochet, la bibliothèque 2.0 se résume à l’utilisation d’outils. Sa définition est d’autant plus difficile que certains auteurs n’hésitent pas à évoquer des changements de paradigmes tandis que l’enquête démontre une faible concrétisation sur le terrain. Nous avons pu observer la présence de débats voire de rapports de force entre les principaux acteurs d’une « biblioblogosphère », qui souhaitent élargir les potentialités de la bibliothèque, et des acteurs de terrain dont les usages et les réflexions sont restés fortement traditionnels. La question de l’évolution des compétences informationnelles, techniques et notamment informatiques des professionnels des bibliothèques est donc posée et fortement sous-jacente au concept de « bibliothèque 2.0 ».

Bonne lecture..

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