Le guide des égarés.

Information literacy, documentation, CDI, Internet, Pédagogie, culture de l’information, sciences de l’information et de la communication.Olivier Le Deuff 1999-2008
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Faut-il encore bloguer ou le web 2.0 s’essouffle-t-il?

juillet 16, 2008 By: Olivier Le Deuff Category: Le bureau de Fox : Non classé, web 2.0 , la nouvelle Lévytation?

Les derniers echos de la blogosphère font part de lassitude, d’arrêt voire de volonté de ne plus s’inscrire au sein de classements tels wikio qui finissent par apporter au blogueur un lectorat parfois non désiré et des sollicitations plus ou moins appréciables.
D’une certaine manière, il est probable que nous sommes entrés dans une phase qui nécessite un second souffle, une période de stabilité qui implique certainement de nouveaux modèles économiques ou tout au moins une définition plus précise de l’économie de l’attention, de la long tail et du bien commun.  Sur ce dernier aspect, il est intéressant de voir la dernière conférence d’Hervé Le Crosnier répertoriée sur savoirscdi où figure également mon interview. A noter aussi l’intervention d’Hervé à Brest.
Néanmoins, c’est aussi l’occasion de tester quelques nouveaux services durant cette accalmie estivale.
Le premier d’entre eux que j’ai choisi d’ailleurs d’intégrer au blog , c’est apture qui permet de générer des liens hypertextes via des documents présents sur wikipédia, flickr et les plateformes de vidéo entre autres pour le blogueur. Mais le lecteur peut en soulignant simplement un terme, effectuer une recherche automatiquement en déclenchant le processus du plugin apture que j’ai intégré à Wordpress. Les possibilités peuvent être intéressantes notamment pour les projets collaboratifs. François Guité en parle ici d’ailleurs.
De la même manière, sprout au nom certes ridicule, permet de réaliser des petits documents en flash qui peuvent être utilisés au sein des blogs mais aussi dans les cours en ligne ou en présentiel. Cela permet de se passer de couteux logiciels comme ceux d’articulate même si Sprout offre moins de possibilités…pour le moment. Reste à savoir si l’indexation des documents flash  par les moteurs va également réellement réussir.
Tout cela pour probablement constater que l’été est propice au renouvèlement des forces et que ça nous promet une rentrée blogosphérique animée voire agitée et qu’une fois de plus l’autorité et la science vont être encore un peu bouleversées et que cela va nous donner encore à réflèchir.
Donc il faut encore bloguer mais en goutant l’otium, en dilettantisme cet été, en quasi oisif du blog en espérant qu’il en demeure un peu de dandysme à la rentrée avec l’arrivée des gentlemen blogueurs, adeptes de l’esthétisme de l’écriture relationnelle et sachant user également quant il le faut de la provocation voire de la critique. Enfin de là, à ce que les blogueurs écrivent dans la lignée de Théophile Gautier ou de Huysmans, il y a plus qu’un long chemin mais un bel et bien un étrange labyrinthe.
Ce qui est évident, c’est que des nouvelles formes de publications vont probablement suivre bientôt et  mettant un scène des processus de validation et de sélection. Reste à savoir d’où vont émerger les nouvelles notoriétés…

Pour ma part, je bloguerai donc peu, le blog quelque peu en parent-thèse.


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Faut-il bloguer l’été ?

juillet 01, 2008 By: Olivier Le Deuff Category: Le bureau de Fox : Non classé

En effet, c’est la question que je me pose tant il semble que mon lectorat habituel tend à partir en vacances si j’en juge les statistiques de fréquentation. De plus les listes professionnelles vont également fermer ou diminuer leur rythme. Il est vrai qu’un temps de pause demeure salutaire dans cet âge de la vitesse et que “débrancher” est plus que nécessaire.

Je vais donc certainement diminuer le rythme de publication du fait de ma thèse et de la préparation d’autres projets pour la rentrée. Il semble que l’été n’est pas propice apparemment aux débats et aux réflexions profondes mais plus à la futilité. Surtout que j’ai eu parfois tendance à écrire des billets un peu longs par rapport à la norme ces derniers temps. Le peu de retour sur mes derniers billets ne font que confirmer cette impression ce qui explique aussi ce “gadin” comme dirait Marc Toesca au classement wikio top science où ce sont bien souvent d’ailleurs les billets les moins scientifiques qui vous propulsent sur le devant. Je remarque également que wikio rapporte en fait peu de visites. Par conséquent, je vais remettre à la rentrée, certains billets ou projets que je souhaitais ouvrir.

Un été donc pour réfléchir à un changement de ligne éditoriale voire auctoriale si ce n’est d’autoritativité. Et réparer les quelques problèmes techniques du blog notamment la navigation par tags qui ne fonctionne plus. L’occasion également de songer à écrire davantage dans la langue de Shakespeare à moins que je ne décide de publier en feuilletons le roman que je garde dans mon tiroir.

L’autre idée ce serait de remettre sur le devant de la scène d’anciens billets, à la manières des Best-Of dont la télévision use et abuse durant la période estivale.


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L’information est-elle une science ?

juin 20, 2008 By: Olivier Le Deuff Category: Sciences

Ce billet fait suite à la lecture de deux autres. Le premier est celui d’Olivier Ertzscheid qui rappelle qu’en dehors de notre hexagone, la science de l’information jouit d’une légitimité réelle au même type que des disciplines classiques telles la physique. Or en France les sciences de l’information demeurent toujours dans un statut hybride puisqu’associées aux sciences de la communication et dans un statut mineur puisque c’est bien un institut de la communication que pilote Dominique Wolton. Pourtant effectivement les communications scientifiques en la matière prennent de l’essor et les chantiers ne cessent de s’accroître.

Le second billet est celui de Jean Michel Salaun qui annonce le changement de dénomination de la faculté des sciences de l’information de Toronto qui retire le terme de sciences pour devenir Faculté d’Information afin d’être reconnu à l’instar des autres disciplines des facultés de droit, etc.

Soit nous considérons cela comme une réelle avancée et que désormais l’adjonction du terme science devient inutile car évident comme cela semble être le cas chez les canadiens, soit nous devons nous inquiéter du fait que c’est avant tout le caractère professionnel et managérial qui est mis en avant, cédant à une mode du raccourci sémantique, transformant l’institution devenue I-Ecole en un objet instable pouvant être rejeté.

Finalement cela revient à poser la question brutalement : l’information peut-elle être le support d’une science ? Nous pouvons par notre pratique répondre affirmativement. Mais il est clair qu’elle ne peut être une science purement isolée…mais quelle science peut vraiment l’être ? La solution hybride française va à mon avis s’avérer un avantage au cours des années futures tant les domaines communicationnels et informationnels vont rencontrer des terrains communs. Je considère déjà que la culture de la communication élargit ses horizons et tend à devenir une culture de l’information et de la communication.

Scientifiquement néanmoins, il y a nécessité de découper, de forger des concepts. En clair, il s’agit d’éviter la confusion et la fusion totale sans quoi la science n’existerait plus et laisserait place à des dogmes. C’est tout l’enjeu scientifique actuel, parvenir à créer à la fois des associations, des liens tout en ne dénaturant pas les concepts et objets scientifiques. Pour tisser la vision de Simondon à la sauce Stiegler, il convient scientifiquement de créer des milieux scientifiques associés qui permettent à des éléments scientifiques stables de se constituer propres à leur champ respectif et de parvenir à créer des stratégies collectives transdisciplinaires permettant la potentialité créatrice.

Une nouvelle fois, j’ai le sentiment que la situation hybride et insitutionnellement difficile des sciences de l’information n’est pas un désavantage à condition que son état transdisciplinaire ne soit pas un obstacle à la stabilisation du travail scientifique. L’ensemble du travail scientifique ne peut être en bêta perpétuelle. Le fait que dans le classement français sciences de Wikio, certes très discutable car basé sur la popularité et non sur l”autorité, 11 blogs dans les 20 premiers concerne les sciences de l’information et des bibliothèques témoignent d’un bouillon intellectuel dont la communauté scientifique doit se saisir. Il faut malgré tout désormais que tout cela puisse institutionnellement être visible notamment au niveau français. Car c’est bien là qu’il semble qu’il faille travailler, si l’information est une science, elle n’est pas devenue une institution au même titre que le droit par exemple ou comme les mathématiques. Cela se voit également au niveau de l’Education Nationale ou finalement elle n’est pas non plus considérée comme une discipline mais tout au plus intégré dans les éducations à. Or, les enjeux informationnels sont trop importants désormais : les sciences de l’information doivent occuper une place au sein du système scolaire. Le travail doit donc se poursuivre entre sciences et savoir, pour cela il faut des moyens et notamment humains mais également la caution institutionnelle qui tarde à venir. Il est vrai qu’une science et des savoirs qui amènent le citoyen à réflèchir à l’âge de la vitesse ne sont peut-être pas du goût de tous les décideurs.


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Classement des blogs : Le retour de Marc Toesca

février 29, 2008 By: Olivier Le Deuff Category: Docoupadac

Je discutais à l’instant avec monsieur electropublication qui s’interrogeait du côté éthique d’un classement des blogs scientfifiques chez wikio. Et je dois dire qu’il a probablement raison de soulever ce problème.
Certains prétendraient même qu’il s’agit d’appliquer la même stratégie que pour la recherche avec l’indice de citations. Mais en la matière Wikio n’est pas le premier à mélanger autorité et popularité.
Je crois que c’est il est vrai un peu le mélange des genres et que wikio est d’ailleurs un des champions en la matière en surfant sur tout ce qui se fait en matière de web 2.0.
Pour ma part, le guide des égarés est classé en high tech, je ne sais pas trop pourquoi d’ailleurs, sans doute parce que je n’ai pas mis le mot clef ” science de l’information” dans ma balise
Cette mode des classements a certes un côté sympathique mais présente des côtés dangereux, celui de chercher sans cesse la popularité. C’est un peu le classement du JDD pour les blogueurs sans compter les éventuels critiques qui pourraient en résulter : untel perd 10 places, il n’a pas assez écrit de messages, untel en gagne 15, ses réflexions sur les photos de miss machin ont bien plu. Bref pourquoi pas proposer à Marc Toesca de présenter le classement aussi, avec le classement “science” à 23 heures juste avant celui d’érotisme” que Wikio devrait penser à créer d’ailleurs. On pourrait imaginer de la publicité ciblée “retrouvez le classement science avec telle ou telle marque”

Enfin, cela pose encore une question, un blog peut-il être scientifique ?
Pour ma part, je répondrai qu’il peut être un laboratoire, un lieu de réflexions et de pistes de travail. Seulement sa production n’est pas toujours nécessairement scientifique, ce qui complique les choses pour le lectorat qui va devoir sans cesse évaluer…mais avec quels critères, ceux de Wikio?
De plus, je vois bien les futurs candidats à des postes à l’université annoncer fièrement leur classement wikio…dans leur domaine scientifique respectif car on peut classer ainsi de suite. Avec un peu de chance, on ira pas voir que le bon classement est du au fait d’un article peu scientifique sur les photos nues de miss physique nucléaire.
Autre réflexion, la qualité des liens n’est pas claire, en effet, des blogs peuvent citer un blog et le qualifier de mauvais. Il n’a pas de sémantique des liens dans ces classements d’autant qu’il suffit qu’un site bien classé en cite un autre même de manière critique pour que cela lui génère du buzz. Il s’agit donc bien d’audience, d’affluence mais nullement de réelle autorité.
Enfin pour ma part, je vais mettre en place un classement de pataphysique au sein de la blogosphère car le mouvement que j’observais il y a plus d’un an avec les glissements entre autorité et popularité et pertinence et influence ne cessent de s’accélérer. Et ce n’est pas les dérives institutionnelles actuelles qui vont résoudre cette crise de l’autorité et de la culture. Merdre de Merdre est d’ailleurs devenu “casse toi, pauv’ con”

Allez, salut les petits clous!

ps: je vois déjà les mauvaises langues me demander, t’es classé combien au fait? La réponse est sur Wikio car tout est accessible en Arcadie.

Update du 1er mars : Etrangement, je fais mon apparition dans le classement science dans le top ten ce qui n’est pas sans  effet terrible du type mails disant” désormais il va falloir tenir ton rang !” Voilà désormais l’apparition d’un nouveau concept : la pression blogosphérique, phénomène qui vous oblige à tenir votre rang parmi les classements de blogs et qui peut entrainer une forme de melonite incurable. Remèdes : débloguer*

Débloguer : action ou stratégie consistant à ne plus rien publier sur son blog pendant une période indéfinie plus ou moins longue.

Par contre, c’est promis je vais publier plus de billets en anglais à l’instar du dernier article publié chez le numéro 1 du classement. Je dois déjà traduire certains de mes articles pour des confrères en information literacy mais cela prend énormément de temps.


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